3ème confinement : 10 conseils qui peuvent vous aider à faire l’école à la maison sans trop stresser

3ème confinement : 10 conseils qui peuvent vous aider à faire l'école à la maison sans trop stresserPublié le : 07-04-2021

#parentsconnectés

3ème confinement et les écoles ferment à nouveau leurs grilles. Alors que la mise en place de la scolarité à la maison démarre sur les chapeaux de roues et que certains outils de soutien pédagogique en ligne se retrouvent déjà saturés ou en panne, de nombreux parents ont la boule au ventre. Témoignages et bons conseils, on vous aide à tenir sereinement le cap.
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Rebelote, l'annonce du troisième confinement bouleverse encore le quotidien de nombreuses familles. Mis à part quelques exceptions, une majorité des corps de métier est invitée à se mettre au télétravail et par conséquent à surveiller leurs enfants eux aussi placés dans une situation similaire. Mais ne s'improvise pas professeur qui veut et soutenir une jeunesse qui a soif d'apprentissage n'est pas inné. Pourtant, avec le vécu du premier confinement, professeurs, élèves et parents partent désormais avec un bagage plus solide pour aborder l'école à la maison une nouvelle fois. On vous promet que l'étude version confinée sera cette fois-ci un véritable jeu d'enfant.

1/ Ne pas vouloir faire l'école à tout prix

Pour tenir dans la durée, il faut organiser des conditions pour que les enfants étudient, sans ajouter du stress au stress. Pour soulager les parents à l'arrivée de cette nouvelle césure écolière, les professeurs se sont d'ailleurs mieux préparés en distribuant des pochettes de cours et d'exercices. N'oublions pas non plus que les vacances de Pâques arrivent en plein milieu de ce nouveau confinement, alors c'est le moment aussi de lâcher du leste sur les révisions et d'apprendre autrement.


2/ Se faire aider par les plateformes en ligne d'apprentissage

Et il en existe plein et pour tous les niveaux ! La plateforme Les Fondamentaux fera réviser de façon ludique les enfants du primaire, pour qui les maths, la géographie ou encore les sciences n'auront plus de secret. Il y a aussi Lumni, qui propose des ressources pédagogiques pour les enfants du primaire, du collège et du lycée. Ma classe à la maison du CNED, qui propose un dispositif de continuité pédagogique par niveau. Si le site a été tout récemment victime d'un acte de malveillance de la part de pirates informatiques, les choses devraient rentrer dans l'ordre dans les jours qui viennent.

3/ Faire un emploi du temps journalier

Demander à l'enfant de faire son propre agenda, en signalant les activités incontournables. L'enfant réalise assez vite qu'il vaut mieux faire les choses ardues le matin et réserver les moments plus ludiques à l'après-midi. Créer des rendez-vous récurrents comme un appel visio avec des copains d'école ou un coup de fil aux grands-parents dans l'après-midi aideront les enfants à ne pas avoir l'impression de ne faire que passer du temps sur leurs cahiers d'école. 

4/ Ne pas voir les jeux vidéo comme un ennemi

Car ils ont aussi du bon et permettent notamment aux enfants de garder un lien social avec d'autres joueurs, de développer une meilleure attention visuelle, des compétences motrices, d'être stimulés... C'est aussi un moment qui peut être partagé avec les parents !

5/ Lâcher la visio pour le crayon 

Pour éviter le relâchement et susciter l'intérêt, ce nouveau confinement annonce un recul de la visioconférence servit à toutes les sauces à nos enfants. Un rééquilibrage entre cours en ligne et exercices à faire à la main et à rendre par email par exemple, est d'ailleurs prôné par de nombreux professeurs : « Lors du premier confinement, j'avais à peine un quart de mes élèves qui se présentaient au cours virtuel sur la plateforme du CNED et comme il s'agissait de jeunes élèves, ils n'avaient pas très envie de participer en vocal. Aucun ne mettait la vidéo, ce qui peut aussi se comprendre.On a droit à son intimité quand on est dans son propre logement », explique un enseignant au micro de France Inter. Un temps de réflexion supplémentaire donné aux enfants mais aussi aux parents qui souhaitent aider leurs progénitures à la réalisation de ces exercices hors écran.

6/ Si on veut que l'enfant lise, on essaie de lire soi-même 

Le réflexe mimétique, grand classique de l'apprentissage des plus jeunes. Alors plutôt que d'envoyer un enfant allergique à la lecture s'attaquer à une pile de classiques, on s'attèle nous même à lire L'Iliade. Un bon exemple à montrer d'autant plus que la lecture se dépoussière à l'heure du numérique  avec des clubs de lecture tenus sur TikTok et des applications transformant la lecture en véritable partie de plaisir. On vous prévient, c'est toute la famille qui risque de devenir accro aux jolis mots !

Pour d'autres experts « le mieux, ce n'est pas de lire, c'est d'écrire », comme le disent les pédagogues Régis Jauffret et Philippe Mérieux : « Ils peuvent tenir un journal, par exemple, pour raconter ce qu'ils ressentent, parce que c'est là qu'ils seront vraiment libres. Avec tout ce qui est sur écran et tout ce qui est préfabriqué pour eux, ils ne sont pas totalement libres, tandis que là, ils ont une liberté absolue », assurent les spécialistes. A tester donc ?

7/ Ne pas céder au réflexe du tout écran

Laisser les enfants s'ennuyer, un classique de la psychologie. Plus facile à dire qu'à faire et pourtant au bout de quelques temps la méthode peut réellement porter ses fruits : « Ils vont trouver assurément comment s'amuser. Et quand les parents ne sont pas loin, cela donne une sécurité mentale, un état où l'on apprend justement à être autonome », explique Sarah Stern, psychiatre. Une prise d'autonomie que le pédiatre Winnicot appelle d'ailleurs, « la capacité à être seul » (en tant que parent, on en profite pour peaufiner ses notions psy).


8/  Confier des tâches aux enfants qui eux aussi ont besoin de se rendre utile

Dans les grandes périodes d'angoisse, les enfants aussi ont besoin de se rendre utiles. « On prépare des gâteaux pour une dame âgée du quartier, raconte Fatima qui vit à Suresnes. Et Linda est super fière d'aller les déposer et d'entendre ses remerciements, même à travers la porte ». Petites ou grandes actions peu importe, et cela servira même aux enfants ayant la bougeotte à se canaliser et à reprendre cours et devoirs avec une meilleure concentration.


9/ Mobiliser les grands parents, les proches

Cela soulage et maintient un lien primordial souvent distendu par la crise sanitaire. L'occasion d'étendre son champ d'apprentissage et de cultiver le savoir souvent riche de nos aînés. A contrario, les plus jeunes auront aussi à cœur d'apprendre de nouvelles choses aux plus grands. Un partage intergénérationnel facilité par l'arrivée de nombreux outils numériques simples à utiliser par tous. Surtout que les deux premiers confinements ont permis à une grande partie de nos ainés de devenir de vrais pros des outils de communication, alors même à distance, on passe le relai à mamie, le temps d'un appel WhatsApp !

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10/ Leur laisser des moments seuls rien qu'avec leurs amis en ligne

« Vous les copains je ne vous oublierai jamais », Sheila a bien raison, l'amitié à tout âge est primordiale et c'est ce qui a manqué le plus aux enfants lors du premier confinement. A l'école, il y a la récréation pour se défouler, à la maison il y a les pauses virtuelle organisées sur Discord par exemple, sorte de Skype prisé par les plus jeunes. Après l'effort, le réconfort, tout est une question d'équilibre vous l'aurez compris.

Plus d'infos sur comment occuper les enfants durant ce 3ème confinement

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