Comment gérer ses mails pour réduire son bilan carbone ?

Comment gérer ses mails pour réduire son bilan carbone ?

Comment gérer ses mails pour réduire son bilan carbone ?Publié le : 10-02-2021

#pratiquesnumeriques

Comment avoir le mail moins polluant ? Sachant que l'envoi d'un seul mail avec pièce jointe utilise autant d'énergie qu'une ampoule allumée pendant 24h... Suivez nos éco-gestes
Erica Steeves by Unsplash

A RETENIR  (avant même d'avoir lu la suite ! )

La première de toutes les règles… C'est qu'un bon mail, c'est le mail à bon escient !

Réduire ses envois de mails en adressant le bon message au(x) bon(s) destinataire(s). Donc ne pas céder à la tentation de mettre tout le monde en copie, en pensant qu'en alertant 24 personnes, le travail est fait. Sachez qu'un mail adressé juste aux bonnes personnes est comme une goutte de rosée au matin. Un bienfait. La planète et vos collègues apprécieront.

Pour tous ceux qui ont l'habitude d'oublier la Pièce Jointe… Disons que maintenant vous pourrez dire que c'est un choix : et donc préférer les liens dans les mails à l'ajout de fichiers volumineux en PJ

Choisir une signature simple pour répondre aux mails quotidiens (la signature officielle est souvent associée à un logo ou une image). Donc plutôt que d'afficher un « Yvonne, chargée de la collecte et de la mise sur orbite des idées nouvelles avec le logo en couleurs de la compagnie Fusea 🚀», on s'en tiendra à Un simple « Yvonne, dédiée à l'innovation », pas forcément plus clair, mais plus écolo…

Vider fréquemment sa corbeille de messagerie et archiver ses mails sur son ordinateur afin de limiter le stockage des données sur les réseaux.


CECI EST UNE VRAIE PHOTO. NO COMMENT

Installer un anti-spams et se désabonner des newsletters non consultées (par un dimanche pluvieux, chercher où l'on peut se désabonner, cliquer quatre fois sur Oui en mon âme et conscience je veux me désabonner, confirmer ce désabonnement…, ça occupe)

Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur l'impact énergétique lié aux mails

Quand on regarde de plus près la courbe d'évolution d'envoi et de réception de messages électroniques par jour, cette dernière ne cesse de croître au fil des ans. En 2017, ces échanges s'élevaient à 269 milliards. Aujourd'hui, en 202, ces chiffres se sont étirés à 319 milliards. Un bond qui ne devrait pas cesser de si peu puisque selon Statista ce chiffre devrait dépasser les 330 milliards en 2022. Un envol progressif qui s'explique notamment par la digitalisation toujours plus forte de nos échanges certainement accentuée par la crise sanitaire mondiale et le boom du télétravail s'en suivant. Problème, face à cette circulation intense des mails, les embouteillages se créent aisément...

Le hic, c'est qu'un mail accompagné de sa pièce jointe consommerait autant d'énergie qu'une ampoule en 24 heures. Envoyer un mail n'est donc pas neutre en émissions de CO2 bien que le côté « immatériel » du geste nous porte à croire le contraire. Une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) fait même une comparaison audacieuse en indiquant que, pour une entreprise de 100 salariés qui enverrait 30 mails par jour, cela polluerait autant que 14 aller-retours Paris-New York, avec un équivalent de 13,6 de CO2. Mais cette mise en lumière date de 2011 et depuis il semblerait que la donne ait changé. 

Une évolution vers le positif ? 

Heureusement, aujourd'hui, le mail ne se paye plus un aller-retour transatlantique pour arriver à son destinataire. En effet, les serveurs tendent désormais à se relocaliser, évitant ainsi un surcoût énergétique néfaste pour l'environnement. « La majorité des data centers sont désormais plutôt sur le même continent, à quelques milliers de kilomètres maximum, afin d'optimiser le temps de réponse. Ces centres de données sont également optimisés pour être plus efficaces dans une consommation d'énergie qui est devenue centralisée. Les serveurs individuels sont des sortes de bus électriques qui remplacent des milliers de voitures thermiques », explique au Parisien François Sterin, Directeur du leader Européen des serveurs OVHcloud. 

Mais l'envoi de mails n'a pas encore atteint à ce jour une empreinte totalement verte. Reste encore à démanteler le fameux souci du stockage de ces messages électroniques qui maintient en activité des machines sans réelle nécessité. Faire le tri et repenser ses envois de mails restent à ce jour les solutions les plus efficaces pour minimiser cet impact négatif sur la planète.

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