Un prêtre orthodoxe grec grièvement blessé par balles samedi après-midi à Lyon : Que sait-on ce matin de l'enquête ?

par morandini

Un prêtre orthodoxe grec a été grièvement blessé par balles samedi après-midi à Lyon alors qu'il fermait son église par un homme seul aux motivations inconnues. "A ce stade aucune hypothèse n’est écartée, ni privilégiée", a indiqué le procureur de Lyon Nicolas Jacquet, alors le pays est encore sous le choc de l'attentat contre une église de Nice, qui a fait trois morts. Un suspect "pouvant correspondre au signalement donné par les premiers témoins a été placé en garde à vue", a précisé un peu plus tard le magistrat.

L'arme probablement utilisée, un fusil à canon scié, n'a pas été retrouvée sur lui. "Les vérifications se poursuivent sur son éventuelle implication". Les riverains de l'église et une patrouille de la police municipale avaient été alertés vers 16H00 par deux détonations aux abords de l'église hellénique orthodoxe située dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Sur place, "ils apercevaient un individu qui prenait la fuite et découvraient au niveau de la porte arrière de l'église un homme blessé par balles qui s'avérait être l'archiprêtre du lieu de culte", a poursuivi le parquet.

Etant donnée la proximité temporelle avec l'attentat de Nice, le parquet a précisé qu'une enquête pour "assassinat" était ouverte. Il "reste en contact étroit avec le Parquet national anti-terroriste" qui n'est pas saisi pour le moment. Certaines sources policières invitaient d'ailleurs à la "prudence sur le motif de l'agression".

Le prêtre était "en train de fermer son église" au moment des faits, qui se sont déroulés à l'intérieur du lieu de culte. Il n'y avait pas de cérémonie" en cours et "le prêtre n'était pas en tenue", a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Nikolaos Kakavelakis, âgé de 52 ans, visé par deux coups de feu, a été atteint "au foie et à bout touchant". Il se trouve dans un état grave et a été hospitalisé. L'arme, un fusil à canon scié, n'a pas été retrouvée.

L'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) ne peut que "condamner ces actes de violence qui attentent à la vie et propagent un climat général d’insécurité" et "attend les résultats" de l'enquête confiée à la police judiciaire.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, la petite église de style art déco, ornée d'une mosaïque de l'Annonciation, est installée dans un quartier résidentiel plutôt calme, avec très peu de gens dans les rues en ce premier week-end de reconfinement.

A l'arrière du lieu de culte, un camion de pompiers pour assurer un poste de commandement était visible peu après l'agression, tandis que des militaires de l'opération Sentinelle assuraient un périmètre e sécurité.

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