Présidentielle: Voici résumés en 1 minute 15 les moments les plus forts des 3h du débat d'hier soir sur TF1

par morandini

Une heure d'échanges plutôt policés puis un débat qui s'anime et va crescendo: les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle sont entrés lundi soir sur TF1 dans le vif de la campagne à moins de cinq semaines du premier tour.
Exercice inédit sous la Ve République avant un premier tour, François Fillon, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont affrontés dans un long débat de trois heures trente qui a laissé au deuxième plan les affaires ayant secoué la campagne.
François Fillon, empêtré depuis fin janvier dans l'affaire d'emplois familiaux présumés fictifs de collaborateurs parlementaires, a concédé avoir "pu commettre des erreurs".
D'entrée, c'est TF1, la chaîne organisatrice, qui a été la première cible: François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont critiqué le format du débat, regrettant l'absence des six autres candidats validés par le Conseil constitutionnel (Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, François Asselineau, Philippe Poutou, Jacques Cheminade).
Sur le fond, après des successions de divergences sans grand éclat comme sur l'apprentissage, ce sont les thèmes de la sécurité et l'immigration, puis la laïcité et l'islam qui ont fait monter la tension.
Emmanuel Macron, favori des sondages avec la candidate FN pour accéder au second tour, a été la cible de tous, mais a évoqué régulièrement des points d'accord avec certains de ses rivaux, dont François Fillon.
"C'est le vide sidéral", "vous arrivez à parler sept minutes et je suis incapable de résumer votre pensée", a attaqué Marine Le Pen.
"Vous vous ennuieriez si je n'étais pas là", a ironisé M. Macron, également visé par Benoît Hamon sur son indépendance à l'égard de ses nombreux donateurs de campagne.
Marine Le Pen a aussi souvent été prise pour cible, notamment quand Benoît Hamon l'a accusée d'être "droguée aux pages faits divers" ou quand Jean-Luc Mélenchon l'a accusée d'"agiter des fantasmes à tout propos".

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