Les images effrayantes dans ces quartiers de Valence où les bandes s'affrontent désormais à balles réelles en pleine rue

par Jeanmarcmorandini.com

C'est désormais à coups d'armes à feu que l'on s'affronte entre quartiers à Valence comme le montrent les images ci-dessus. La vidéo a été tournée dans la nuit de vendredi 30 avril à samedi 1er mai. On y voit des groupes d'individus habillés en noir se réfugier derrière des voitures, armes à la main. Filmées depuis le deuxième étage d'un immeuble du quartier Fontbarlettes à Valence, ces images attestent du climat de violence entre adolescents avec le quartier voisin.

"Les sapeurs-pompiers sont d'abord venus porter assistance à une personne qui avait composé le 15. Ils sont venus escortés par trois équipages de police nationale", a raconté le maire de Valence ce dimanche au micro de LCI. "Ils ont essuyé des jets de projectiles, et lorsqu'ils sont repartis, il y a eu ce déclenchement de violence entre deux bandes qui se sont tirées dessus. On est en zone de sécurité prioritaire, la police nationale fait son travail, démantèle des trafics régulièrement. Ca crée des tensions entre bandes qui viennent s'affronter."

Le maire de Valence lance "un cri d'alerte" au gouvernement. "Il faut mettre les moyens, on est dans un état d'urgence absolue dans nos quartiers populaires, et ça gagne les communes de taille moyenne comme Valence, a-t-il regretté.

Des faits que constatent également plusieurs habitants et membres d'associations interrogés par France 3. L'un d'entre eux, est dépité. "Il n' ya rien à faire" déplore -t-il, tout en affirmant qu'il n' y a pas le choix. "Il va falloir retourner les voir, leur parler, mais ils ne veulent rien entendre." Eux, ce sont de jeunes garçons de 15/16 ans, totalement habités par une fierté de territoire jusqu'à l'absurde, jusqu'au pire parfois. "Pas plus tard qu'hier des vidéos ont circulé. J'ai eu les larmes aux yeux. Ils ont mis deux jeunes dans un coffre de voiture et les ont emmenés à la campagne pour les tabasser. Ils les suppliaient d'arrêter."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.