Interdiction de manifestation pro-palestinienne à Paris : Voici ce qui s'est passé le 19 juillet 2014 qui pousse le gouvernement à prendre cette décision

par Jeanmarcmorandini.com

Le ministre de l’Intérieur a demandé jeudi au préfet de police de Paris d’interdire la manifestation de soutien au peuple palestinien prévue samedi dans la capitale, en raison des « graves troubles à l’ordre public constatés en 2014 ». Une demande entendue par les autorités. « Conformément à la demande du ministre de l’Intérieur, le préfet de Police a pris un arrêté interdisant la manifestation déclarée pour le samedi 15 mai 2021 », annonce la préfecture de police dans un communiqué publié sur Twitter.

En fait le ministre a peur que se reproduisent les événements de 2014. Plusieurs milliers de sympathisants pro-palestiniens bravent le 19 juillet 2014, l'interdiction de manifester à Paris, dans un contexte de recrudescence de violences entre Israël et Gaza. Ce rassemblement avait été interdit en raison de débordements, une semaine plus tôt. Les autorités parisiennes justifient l'interdiction par les risques de troubles à l'ordre public, conformément aux recommandations du ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve.

Le rassemblement du 19 juillet dégénère rapidement en affrontements avec les forces de l'ordre. Une quarantaine de personnes sont interpellées pour "jets de projectiles, violences contre les forces de l'ordre et outrage", selon la police, alors qu'une vingtaine de policiers et gendarmes sont blessés, selon Bernard Cazeneuve.

Lors de la manifestation, au moins deux drapeaux israéliens sont déchirés et brûlés, sous les applaudissements de la foule. Le lendemain, 19 personnes sont toujours en garde à vue. Elles sont soupçonnées de violences aggravées (en réunion ou avec arme) sur personne dépositaire de l'autorité publique, outrages, rébellion, dégradations aggravées ou encore participation à un attroupement.

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