Gilbert Collard sur la fête du FN: "Vous, les journalistes, vous n'avez pas le droit de vous imposer si on ne vous veut

par morandini

Une quinzaine de médias ont dénoncé dimanche une "interdiction" d'assister à la soirée électorale FN pour le second tour de la présidentielle, entraînant un "boycott" par "solidarité" de Libération, Le Monde, L'Humanité, Les Inrocks et L'Obs, tandis que le parti de Marine Le Pen a évoqué un "manque de place".

Sur Twitter ou à l'AFP, des journalistes des sites d'information en ligne Buzzfeed, Mediapart, Les Jours, Rue89, StreetPress, Politico, Bondy Blog, Explicite, Brut, Konbini, mais aussi de l'hebdomadaire Politis ou de l'émission Quotidien présentée sur TMC par Yann Barthès, ont indiqué s'être fait refuser l'accréditation par le parti d'extrême droite.

Un journaliste travaillant pour le mensuel américain The Atlantic a aussi dit s'être fait refuser l'accréditation, tout comme deux confrères de la télévision publique italienne Rai et un autre de la chaîne d'info britannique Sky News.

Lors du premier tour, Mediapart, Quotidien et un journaliste de Marianne, récent co-auteur d'un livre-enquête sur Marine Le Pen, s'étaient déjà vu refuser l'accès à la soirée électorale d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

"Par solidarité pour nos confrères, la rédaction de Libération, qui ne sait pas à l'heure où nous écrivons ces lignes si elle est touchée par cette mesure, a décidé de ne pas se rendre à la soirée organisée par le parti d'extrême droite. Ces mesures anti-démocratiques et contraires à la liberté d'informer doivent cesser, comme l'intimidation des journalistes dans les meetings", a annoncé dans un article Johan Hufnagel, directeur adjoint de Libération.

De son côté Gilbert Collard, a expliqué qu'il était normal pour lui de choisir qui il voulait inviter lors de cette soirée: "Vous, les journalistes, vous n'avez pas le droit de vous imposer si on ne vous veut pas !"

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