Cévennes : Le résumé de 4 jours de traque avant la reddition de Valentin Marcone recherché par des centaines de gendarmes

par Jeanmarcmorandini.com

L'auteur présumé du double meurtre dans les Cévennes qui se terrait dans la forêt depuis plus de trois jours était "extrêmement affaibli et hagard" quand il s'est rendu aux gendarmes ce vendredi, a indiqué vendredi soir la gendarmerie lors d'une conférence de presse à Saumane (Gard). Il a été placé en garde à vue pour "assassinats", ont indiqué le procureur de Nîmes Eric Maurel et le général Browaeys.

"Je pense qu'il s'est rendu de guerre lasse (...) Nous avions un ratissage en cours par le GIGN, sentant cette équipe s'approcher, il a quitté sa cache en direction de son domicile" et s'est rendu à la première patrouille de gendarmes qu'il a rencontrée, a déclaré le général Browaeys, commandant de la zone de défense et de sécurité sud.

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"Excusez-moi, je me rends": tels ont été les mots de Valentin Marcone, 29 ans, à l'égard des deux gendarmes qui patrouillaient à cet endroit.

Lors de sa reddition, il s'est "avancé en montrant qu'il n'était pas armé", a détaillé le général.

Le fuyard est "susceptible d'être porteur d'une arme de poing et d'une carabine de précision", avaient mis en garde les gendarmes en appelant les habitants ou ceux qui l'auraient aperçu à ne pas intervenir directement en raison de la dangerosité de cet homme. Plus de 350 gendarmes aidés d'hélicoptères, de drones et de chiens étaient à sa recherche, quadrillant cette région des Cévennes escarpée et isolée.

"L’individu a été interpellé à 19H25 près de l’église de Saint-Marcel de Fontfouillouse, dans la zone de recherche", a précisé une autre source proche de l'enquête, en évoquant aussi une "reddition sans résistance". "Il était en tenue complète de camouflage. Il était terré. On venait de trouver sa cache quelques instants avant qu’il ne se rende", a indiqué une autre source proche de l'enquête. "Il a sans doute senti que tout se resserrait contre lui, qu’il n’avait pas de possibilité de fuite".

"Une belle manœuvre dans un environnement très exigeant: dans les airs, dans la garrigue, de jour et de nuit", s'est félicité M. Darmanin. Sur place, si les cordons de sécurité, toujours en place, continuent à filtrer les passages de voitures, les gendarmes qui effectuent les contrôles semblaient plus détendus, a constaté un journaliste de l'AFP.

La veille le père de Valentin Marcone, Frédéric avait lancé un vibrant message audio à son fils pour qu'il se rende: "Il n'y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils, fais moi confiance". "Valentin, c'est papa, je t'aime, on t'aime, (...), avait-il ajouté.

Valentin Marcone était décrit comme "un solitaire, un homme apte à survivre en milieu hostile", par le procureur de Nîmes, Eric Maurel, lors d'une conférence de presse jeudi à Saumane, village voisin des Plantiers. Mais ce n'était "pas un adepte de l'idéologie survivaliste, pas plus qu'un paramilitaire", avait-il ajouté.

Le meurtrier présumé était en conflit avec son employeur. Et c'est à la suite d'une simple remarque de son patron, à qui il n'aurait pas dit bon

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