Bilan de l'incendie à Paris le 5 février

par morandini

La femme, âgée d'une quarantaine d'années, a été "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture", a indiqué à l'AFP une source policière. En conflit récurrent avec son voisin pompier, elle s'était disputée avec lui dans la soirée et la police s'était déplacée pour un trouble de voisinage, a indiqué une autre source policière. "Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger", a déclaré le pompier dans une interview au Parisien.

"Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité +bon courage+ en me disant que j'étais pompier, et que j'aimais bien les flammes". Une enquête a été ouverte pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" et confiée à la police judiciaire.

Sur des images tournées par les pompiers, on peut voir d'immenses flammes s'échapper des fenêtres aux vitres explosées, notamment au niveau des deux derniers étages de l'immeuble, dont la cage d'escalier est également en feu.

"La France se réveille dans l'émotion après l'incendie rue Erlanger à Paris cette nuit. Pensées pour les victimes. Merci aux pompiers dont le courage a permis de sauver de nombreuses vies", a tweeté Emmanuel Macron. L'Assemblée nationale a observé une minute de silence et son président Richard Ferrand (LREM) a présenté les "condoléances" de la représentation nationale. En fin d'après-midi, le bilan humain n'était "pas définitif" car "le dispositif de surveillance et de reconnaissance est toujours en cours", a déclaré à l'AFP le capitaine Valérian Fuet, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris.

"J'ai vu un jeune homme, il a sauté. Il n'avait aucune chance, son appart était en feu. J'ai vu une femme aussi, elle criait, elle brûlait vive", a témoigné auprès de l'AFP Adam, rescapé des flammes.

"Moi, j'étais dans un barbecue. (...) Je me dis +c'est bientôt mon heure, je vais pas vivre+", a-t-il ajouté.

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