Anesthésiste à Besançon : Ecoutez le procureur qui explique comment les patients ont été empoisonnés sur la table d'opération

par morandini

Les 17 nouveaux cas d'empoisonnements présumés, retenus parmi 66 EIG suspects initialement signalés, concernent des patients âgés de 4 à 80 ans. Sept d'entre eux sont décédés, d'autres sont restés plusieurs jours dans le coma.

"Ces patients étaient opérés pour des chirurgies bénignes", mais ont pour la plupart fait des arrêts cardiaques lors des interventions, a expliqué Etienne Manteaux. Le mode opératoire, selon lui, consistait "à polluer des poches de soluté de réhydratation ou des poches de paracétamol avec des anesthésiques locaux ou du potassium".

Le Dr Péchier n'a jamais été pris sur le fait mais il est au coeur d'"un faisceau d'éléments concordants", a assuré le magistrat lors d'une conférence de presse. Ces EIG s'inscrivaient, a-t-il souligné, "dans un contexte de conflit aigu avec ses collègues anesthésistes ou chirurgiens" de la clinique Saint-Vincent de Besançon.

L'anesthésiste "se trouvait le plus souvent à proximité immédiate de la salle opératoire", a-t-il relevé, posant des "diagnostics précoces" lorsque "rien ne permettait à ce stade de suspecter un surdosage en potassium ou aux anesthésiques locaux". Il était aussi le "seul anesthésiste présent le jour de l'ensemble des EIG suspects" ou peu de temps avant.

Ecoutez les explications du procureur

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