Brexit : quelles conséquences pour les touristes français ?

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Le Royaume-Uni devrait quitter l'Union européenne le vendredi 31 janvier 2020 à minuit.
Le Royaume-Uni devrait quitter l'Union européenne le vendredi 31 janvier 2020 à minuit.
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© iStock, Circle Creative Studio

Près de 4 ans après le référendum qui a donné 51,9% des voix en faveur du Brexit, l'inquiétude est de mise chez de nombreux touristes français. Ces craintes sont-elles justifiées alors que le divorce entre le Royaume-Uni et l'Europe pourrait enfin se conclure fin janvier 2020 ?

Le 9 janvier 2020, les députés britanniques, en majorité pro-Boris Johnson, ont adopté le texte permettant au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne. Un départ qui ne plait pas à tout le monde mais qui devrait pourtant avoir lieu le 31 janvier prochain. Pour cela, il faut encore que la reine Elizabeth II donne son assentiment et que le Parlement européen ratifie le texte. Que se passera-t-il ensuite ?

Pas de changement au moins jusqu'au 31 décembre 2020

En effet, si l'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE est signé le 29 janvier 2020, cas probable, rien ne se passera dès le 1er février pour les touristes français désirant se rendre en vacances en Angleterre, en Écosse, en Irlande du Nord ou au pays de Galles. Il en sera de même jusqu'au 31 décembre prochain puisque les deux parties bénéficieront au minimum de 11 mois de discussions. Ce délai, selon le site franceinfo, doit leur permettre "de nouer une nouvelle relation en termes de commerce et de sécurité". L'occasion notamment de "conclure un accord commercial entre les deux entités, ce qui devrait occasionner de nouvelles (longues) négociations". En outre, le Royaume-Uni "peut réclamer la prolongation de cette période pour un ou deux ans", soit jusqu'en 2022, à condition de prévenir l'Union européenne de son choix avant le mois de juillet 2020.

Quelle situation pour les touristes une fois le Brexit définitif ?

Si le Royaume Uni et l'UE se mettent d'accord au 31 décembre 2020 (ou après, si un délai supplémentaire a été demandé), l'impact sur les touristes français devrait être quasi nul. "On s'oriente davantage vers un accord de libre échange dans lequel le tourisme, qui est le 6e secteur de l'économie britannique, est pris en considération", indiquait Emmanuelle Spriet, PDG du réceptif E-Voyages au média spécialisé dans le tourisme, Tourmag, le 19 janvier dernier, précisant : "Le pays est ouvert et les touristes sont les bienvenus."

Une bonne nouvelle pour les voyageurs qui verront leurs droits rester tels quels. "En cas de sortie de l'UE avec accord (...), les conditions de circulation depuis ou vers le Royaume-Uni restent identiques jusqu'en 2021 : le Royaume-Uni n'étant pas membre de l'espace Schengen, la présentation d'un passeport ou d'une carte d'identité valide est exigée à l'entrée dans les pays du Royaume-Uni", précise sur son site le Centre Européen des Consommateurs. Aussi, la législation britannique offrira les mêmes droits que ceux prévus par l'UE, par exemple en cas de refus d'embarquement, d'annulation ou de retard de vol, de train, de bus ou de bateau.

Quels changement en cas de "no deal" ?

Si aucun terrain d'entente n'est trouvé, "la loi européenne s'appliquera uniquement pour le voyage au départ ou à l'arrivée sur le territoire de l'Union", explique le site du journal La Croix. D'autre part, c'est la législation britannique qui sera de mise lors d'un voyage complémentaire, "au départ du Royaume-Uni vers le reste du monde ou vice versa", et ce, tant qu'aucun accord ne sera trouvé. Passé 2021, "il est possible qu'un passeport soit réclamé aux voyageurs européens", avance BFMTV, ajoutant que "le rétablissement des frais d'itinérance" pourrait également être d'actualité. Enfin, des frais supplémentaires seraient applicables lors des paiements par carte bancaire.

Conclusion, si vous comptez voyager outre-Manche cette année, vous pouvez partir en toute sérénité !

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