Quelles sont les répercussions du coronavirus sur l'environnement ?

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Coronavirus : les conséquences des mesures de confinement sur l'environnement sont déjà visibles.
Coronavirus : les conséquences des mesures de confinement sur l'environnement sont déjà visibles.
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© Adobe Stock, rkbox

Depuis mardi 17 mars 2020, la France est confinée. Et tandis que les Français qui le peuvent restent chez eux, télétravaillent et rivalisent d'ingéniosité pour occuper cette période de confinement, les effets de cette situation inédite commencent à se répercuter sur l'environnement.

Le confinement des populations et l'interruption partielle de l'activité industrielle a des conséquences sur l'environnement. En Italie, les eaux des canaux de Venise retrouvent une clarté qu'on ne leur connaissait plus. En Chine, la diminution de la pollution est si importante qu'on peut la mesurer depuis l'espace. En France aussi, l'environnement profite du confinement.

À Paris, des chiffres sans précédent

À Paris, Airparif mesure une importante baisse du principal gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone, et constate dans son premier bilan une diminution significative des émissions d'oxyde d'azote allant jusqu'à moins 60%, et entraînant "une amélioration de la qualité de l'air respiré de 20 à 30%". L'air de la capitale n'a jamais été aussi peu pollué, comme le souligne l'organisme : "En 40 ans de mesure d'Airparif, cette situation sur les stations trafic ne s'est jamais produite de manière aussi importante".

La pollution sonore en baisse

Dans les grandes villes, on respire mieux depuis le confinement, mais on y est également plus tranquille. Car si les voitures ont pour la grande majorité cessé de circuler, le bruit de leurs moteurs s'est également tu. L'institut Bruitparif a ainsi noté une diminution moyenne du bruit allant jusqu'à 7 décibels à proximité des grands axes routiers et des voies ferrées. Par ailleurs, la diminution du trafic aérien et la fermeture temporaire de l'aéroport d'Orly entraînent également une réduction inédite de la pollution sonore avec avec un affaiblissement constaté du bruit ambiant chiffré à approximativement 10 décibels.

Les applaudissements brisent le silence

Enfin, au coeur des villes, le silence s'installe aussi. Les fermetures des chantiers, mais aussi des bars et des écoles entraîneraient, selon un rapport de Bruitparif, une diminution du bruit allant jusqu'à 20 décibels. Un seul pic quotidien demeure cependant enregistré tous les jours à 20 heures lorsque les habitants confinés applaudissent les soignants engagés dans la lutte contre le coronavirus.

La nature reprend ses droits

Le bruit diminue en ville et les oiseaux peuvent communiquer plus aisément, ce qui entraîne une grande amélioration de leur qualité de vie, comme le relève un article du Muséum National d'Histoire Naturelle posté le 25 mars 2020 sur leur site. On y apprend qu'il est "raisonnable de penser qu'un cadre sonore calme, dépollué, puisse augmenter la survie des animaux chanteurs, faciliter leur reproduction, et conduise à des environnements naturels en meilleur état".

Du côté de Marseille, les gardiens du parc national des Calanques ont pu observer depuis le début du confinement une nette augmentation des passages de dauphins, thons et oiseaux marins, qui profitent de l'absence des êtres humains pour s'épanouir pleinement sur les rives de la Méditerranée.

Le confinement apporterait donc à la biosphère une certaine amélioration de la qualité de vie. Une situation exceptionnelle dont on tirera les enseignements à l'issue de la crise sanitaire.

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