Qualité de l'air : pourquoi est-il important de la mesurer ?

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Mettre en place une surveillance continue de la pollution atmosphérique est utile pour bien des raisons.
Mettre en place une surveillance continue de la pollution atmosphérique est utile pour bien des raisons.
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© Adobe Stock, Алексей Васильев

La qualité de l'air impacte directement notre santé. Selon un rapport de l'OMS, chaque année plus de sept millions de décès seraient liés à des maladies consécutives de la pollution atmosphérique. Pour des raisons sanitaires et environnementales, il est essentiel de mesurer la qualité de l'air pour mieux maîtriser son impact sur nos vies.

L'air que nous respirons peut avoir des conséquences importantes. Asthme, maux de tête, pneumonies, maladies chroniques et maladies cardiovasculaires peuvent être liés à la pollution de l'air des villes dans lesquelles nous vivons. Mesurer le niveau de pollution présent dans l'air peut donc sauver des vies.

Qu'est-ce que la pollution atmosphérique ?

On considère qu'un air est pollué lorsque l'on retrouve dans sa composition des polluants chimiques, biologiques et physiques dans des quantités suffisamment importantes pour impacter sur la santé de ceux qui le respirent. La pollution atmosphérique désigne l'émission de plusieurs polluants : les oxydes d'azote, l'ozone, le dioxyde de souffre, les hydrocarbures volatils et les particules fines. Ces dernières se distinguent en deux catégories : les PM10, qui se logent dans les voies respiratoires et les PM2.5, plus petites, qui se logent dans les alvéoles pulmonaires. Les polluants peuvent être d'origine naturelle ou anthropique (activités industrielles, trafic routier ou bien chauffage urbain).

La qualité de l'air : un enjeu de santé publique ?

Si de nombreuses actions ont été prises depuis la fin des années 1970 pour lutter contre la pollution atmosphérique, la mauvaise qualité de l'air est encore responsable d'environ 40 000 décès prématurés chaque année en France, soit près de 5% des décès annuels. Dans l'Hexagone, il s'agit d'ailleurs de la troisième cause de mortalité prématurée derrière le tabagisme et l'alcoolisme, et devant les accidents de la route. La qualité de l'air est donc bel et bien un enjeu important de santé publique.

Comment mesure-t-on la qualité de l'air ?

Surveiller la qualité de l'air concerne essentiellement l'étude de la qualité de l'air ambiant, soit l'air que le public respire, non loin du sol. L'indice de qualité de l'air est obtenu en synthétisant différentes données restituées sous la forme d'une valeur unique. Dans les grandes villes, on analyse la présence de dioxyde de souffre, de dioxyde d'azote, d'ozone et de particules en suspension. Pour les villes de moins de 100 000 habitants, moins de données sont étudiées. Depuis 1979, c'est l'institut Airparif qui est agréé par le ministère de l'Environnement pour la surveillance de la qualité de l'air sur l'ensemble de l'Île-de-France.

Qu'est-ce que le seuil d'alerte ?

Le seuil d'alerte désigne un niveau à ne pas dépasser. Lorsqu'il est atteint, des mesures urgentes sont mises en place pour limiter la pollution (circulation alternée, transports en commun gratuits...). La région Île-de-France a été la première région à mettre en place en 1994 cette procédure d'alerte du public en cas de dépassement des seuils de pollution de l'air.

Que faire au quotidien pour améliorer la qualité de l'air ?

Si des mesures sont prises lorsque le seuil d'alerte est atteint, on peut agir au quotidien pour améliorer la qualité de l'air que l'on respire. Adopter une conduite souple, ne pas brûler les déchets verts, éviter l'utilisation d'engrais et de pesticides, acheter local et de saison, et privilégier la marche, le vélo ou bien les transports en commun à l'usage de la voiture. En cas d'épisode de pollution, il est recommandé d'éviter la pratique du sport, d'aérer son habitation en dehors des heurs de pointe et de ne pas s'exposer à des substances irritantes telles que le tabac.

Source : https://solidarites-sante.gouv.fr/

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