Pourquoi les incendies de forêts sont-ils catastrophiques pour l'environnement ?

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Un embrasement, durant lequel la température peut exploser la barre des cent degrés, ravage la faune et flore.
Un embrasement, durant lequel la température peut exploser la barre des cent degrés, ravage la faune et flore.
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© Adobe Stock, Aleksandr Lesik

Les grands brasiers sont des spectacles effrayants, tristement rentrés dans les habitudes. Les conséquences de ces ravages, visibles aux quatre coins du monde, sont lourdes et plurielles. Zoom sur le feu de forêt et ses préjudices !

Pour certains écosystèmes, les feux font partie de leur fonctionnement mais ces derniers ne cessent d'augmenter ces dernières années à cause de la malveillance mais aussi des changements climatiques. Le site du gouvernement français Georisques l'explique : "Il est également probable que la saison des incendies de forêt s'allonge dans l'année, passant ainsi de trois mois actuellement à six mois dans un avenir proche. Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des sécheresses accrues, et l'augmentation de grands feux pourraient entraîner de fortes régressions des peuplements forestiers dans les régions les plus exposées." Si ce constat s'arrête aux frontières de l'Hexagone, il se vérifie à travers le monde.

Néfaste pour tout le monde : les plantes, les animaux, les hommes

Un embrasement, durant lequel la température peut exploser la barre des cent degrés, ravage la faune et flore. Les hectares boisés sont calcinés. Les végétaux, les animaux et les humains avoisinants se retrouvent intoxiqués et asphyxiés par les fumées et les gaz. Les blessures physiques sont de vives brûlures qui peuvent avoir différents niveaux de gravité ou entraîner la mort. En cas de feu de forêt, le vent devient un ennemi. Il aide non seulement les flammes à se propager mais aussi les particules toxiques qui participent à la pollution de l'air.

Le site de l'OMPE (Organisation Mondiale pour la Protection de l'Environnement) ajoute : "Les cycles naturels des forêts sont perturbés, certaines espèces indigènes disparaissent, tandis que les plantes envahissantes prolifèrent. Les feux de forêt augmentent les niveaux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, contribuant à l'effet de serre et au changement climatique. De plus, les cendres détruisent une grande partie des éléments nutritifs et érodent le sol, provoquant des inondations et des glissements de terrain."

Le feu de forêt assassine la biodiversité

Ces combustions mettent en péril non pas uniquement des individus mais la survie de certaines espèces. En France, les tortues d'Hermann, incapables de fuir durant de telles catastrophes, sont plus que jamais menacées de disparition suite aux incendies qui les ont décimées dans le Var et en Corse. En Australie, cette même situation de crise se répète pour d'autres animaux. L'ONG IFAW, qui "estime que 480 millions d'animaux ont péri rien qu'en Nouvelle-Galles-du-Sud" au cours des feux démarrés en août 2019 et terminés en janvier 2020, raconte : "La reconstruction va être longue pour la faune sauvage d'Australie. Les feux de brousse ont brûlé 10 millions d'hectares et anéanti les populations locales de koalas et de chauve-souris à travers le pays. Certains des animaux secourus vont avoir besoin de soins sur le long terme, comme les wombats orphelins qui auront besoin de deux ans de réhabilitation."

Même son de cloche du côté de la forêt amazonienne, fermement défendue par Greenpeace qui multiplie les opérations pour attirer l'attention sur ces drames. Le Code forestier de la République Française a inscrit pour objectif, depuis plusieurs années, la "diminution du nombre d'éclosions de feux de forêts et des superficies brûlées ainsi que la prévention des conséquences des incendies sur les personnes, les biens, les activités économiques et sociales et les milieux naturels". Beaucoup trop de dégâts pour des feux peu aisément maîtrisables, en somme.

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