Le vélo électrique est-il vraiment un transport écolo ?

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Le VAE (Vélo à Assistance Électrique) est de plus en plus privilégié en ville pour des questions pratiques.
Le VAE (Vélo à Assistance Électrique) est de plus en plus privilégié en ville pour des questions pratiques.
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© Adobe Stock, Freepik

Le vélo à assistance électrique fait fureur sur les pistes cyclables qui sont de plus en plus nombreuses. Des prix accessibles, des aides de l'État, tout fait du VAE un transport idéal. Cependant il existe des points noirs à ne pas oublier. Une question subsiste ainsi : est-il vraiment écolo ?

Le VAE (Vélo à Assistance Électrique) est une alternative de transport douce. Aucun dénivelé ne résiste à ces bécanes de plus en plus privilégiées en ville. L'essor des pistes cyclables favorise l'engouement pour la petite reine, devenue grande. En revanche, même si le VAE ne dégage aucune émission en dioxydes de carbone (CO2) et que sa consommation électrique est de seulement 1 euro pour 1000 km parcourus, le vélo électrique pourrait polluer plus qu'on ne l'entend. Non pas par leur utilisation directe, mais pour certains modèles par leur conception, leur fabrication et surtout le recyclage des batteries.

Un transport qui reste moins polluant et moins bruyant

Afin de savoir si le vélo électrique est vraiment un moyen de transport écolo, vous devez tout d'abord savoir que des gaz à effet de serre seraient émis à l'extraction des métaux (15% de l'impact énergétique de la batterie), s'il ne s'agit pas de métaux recyclés. Les batteries au lithium-ion contiennent de leur côté trois composants : un électrolyte, du lithium liquide, une électrode négative souvent en carbone, et une électrode positive faite de mélange de métaux (fer, nickel, cobalt...) En fin de chaîne d'utilisation, le recyclage des batteries est souvent pointé du doigt pour être le gros point noir. Concernant le taux de revalorisation, il est aujourd'hui de 95% (selon les métaux utilisés) d'après le site www.lithionrecycling.com. La batterie lithium-ion est favorisée aux dépens des autres, car elle est malgré tout la moins polluante.

La durabilité de votre batterie est essentielle dans son amortissement. Mais encore, en les chargeant, on consomme. Le site www.alternativi.fr évoque ces problèmes concernant les problèmes de rechargement de la batterie, et sa faible autonomie. Divers facteurs jouent sur la longévité de votre batterie. Le poids du cadre et votre corpulence, les personnes les plus légères auront une batterie plus durable, le type des parcours qui seront parcourus, ou la qualité de la batterie, car toutes les marques et les composants ne se valent pas. La moyenne veut qu'un changement de batterie soit fait à 20 000 km. Le vélo électrique conserve face à la voiture, ou même les transports en commun, une place de transport à privilégier durablement.

Un effort physique récompensé

Car oui, en plus d'être moins polluant que d'autres transports, le vélo électrique réduit les nuisances sonores sur la voie publique aussi en affaiblissant le trafic. Il incite également à l'effort physique, tout en douceur. Le moteur intégré permet de franchir des dénivelés urbains qui étaient réservés jusque-là aux habitués. Les trajets de moins de 4 kilomètres en ville sont les plus rapides à vélo. La longévité de certains vélos électriques permet de se placer en solution de transport alternatif idéal. L'État propose des aides à l'achat pour ce type de véhicule allant jusqu'à 200€. Il existe aussi des subventions locales selon la politique municipale, ou même chez votre employeur.

Alors, le VAE est-il écolo ? Assurément plus que d'autres transports.

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