GIEC : tout comprendre sur le groupe d'experts du climat

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À la lumière des connaissances scientifiques, le GIEC informe et alerte sur les risques et conséquences du réchauffement climatique.
À la lumière des connaissances scientifiques, le GIEC informe et alerte sur les risques et conséquences du réchauffement climatique.
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© iStock, Petmal

Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) est une organisation internationale chargée d'analyser les changements climatiques. Si le groupement d'experts fait d'avantage parler de lui ces dernières années, il existe depuis 1988.

Plus de 30 ans que l'organisation Onusienne surveille, analyse, alerte sur l'état du climat et son évolution. Alors que pendant des années, ses rapports étaient quasi inaudibles, aujourd'hui l'opinion publique, les médias, les politiques semblent plus enclins à entendre cette voix qui tire la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique et ses conséquences pour l'Homme et la planète.

Qui se cache derrière le GIEC ?

Le GIEC est une organisation créée par deux institutions des Nations unies, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à la demande du G7. En pratique quasiment tous les pays membres des Nations Unies sont membres du GIEC (à l'exception de Taïwan et du Vatican). Au total, 195 pays sont membres du GIEC.

À savoir : l'appellation anglaise du GIEC est IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change.

Le rôle du GIEC

Le GIEC a pour mandat d'expertiser sans parti pris l'information scientifique, technique et socio-économique concernant le risque de changement climatique provoqué par l'Homme, ses causes, ses conséquences. Le groupement identifie également les moyens de limiter le réchauffement et son impact. Il base ses analyses sur des recherches et études scientifiques réalisées par des experts ou des organismes spécialisés. Même des études remettant en cause l'influence de l'activité humaine dans le réchauffement climatique sont prises en compte si elles ont donné lieu à publication dans une revue scientifique.

Ces évaluations sont au coeur des négociations internationales sur le climat, elles permettent aux États de définir des orientations politiques environnementales. Il s'agit de pistes d'action, aucune directive n'est imposée aux décideurs.

À savoir : Le GIEC n'est pas un laboratoire de recherche. Il s'agit d'un organe qui synthétise les travaux déjà réalisés à l'échelle mondiale.

L'organisation

Les États membres assurent collectivement la gouvernance du GIEC. Le président actuel du GIEC est Hoesung Lee pour la République de Corée, élu le 6 octobre 2015. Chaque pays membre dispose d'une voix. Le Bureau, élu par l'Assemblée Générale, fournit les rapports d'évaluation lors de réunions plénières annuelles ou bisannuelles rédigés et examinés en plusieurs étapes indispensables pour assurer exhaustivité, objectivité et transparence. L'assemblée générale définit le programme de travail, approuve les publications les plus importantes.

Le GIEC est subdivisé en 3 groupes de travail :

• Le groupe 1 planche sur les travaux publiés ou en cours concernant le fonctionnement du climat, les variations passées et/ou à venir ;

• Le groupe 2 planche sur les travaux publiés ou en cours concernant la vulnérabilité de la biosphère et les conséquences du changement climatique sur le système socio-économique mondial ;

• Le groupe 3 planche sur les travaux publiés ou en cours sur les scénarios d'émission de gaz à effet de serre et la manière de les réduire.

À savoir : Le GIEC dispose de son propre budget estimé à environ 6 millions d'euros. Chaque État y contribue comme il le souhaite. La contribution de la France s'élève à 1 million d'euros.

Pour en savoir plus :

www.ecologique-solidaire.gouv.fr

www.jancovici.com

www.ipcc.ch

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