Que commémore-t-on chaque 11 novembre ?

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Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France.
Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France.
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© Adobe Stock, Fred

La Première Guerre mondiale (1914 - 1918) est synonyme de millions de décès, de privation, de rationnement, de réquisition et de tant d'autres violentes difficultés. Le 11 novembre 1918 est signé l'Armistice qui sonne la fin du conflit. Désormais, il est un jour férié en France, dédié au devoir de mémoire. Explications.

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Une mobilisation générale est requise. Aux millions de civils actifs dans l'effort de guerre, avec notamment une importante contribution féminine à l'arrière, s'ajoutent dix millions de soldats du monde entier. L'Hexagone peut compter sur ses nombreux alliés : la Grande-Bretagne et son Empire, la Belgique, le Portugal, l'Italie, le Japon, la Grèce, la Roumanie, la Russie, la Serbie, le Monténégro et les États-Unis d'Amérique. Le combat les oppose non seulement aux soldats de l'outre-Rhin mais aussi à ceux qui se rangent à leurs côtés : l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Turquie. Aucun des belligérants ne sortira indemne de cette période funeste, marquée par des conditions de vie particulièrement difficiles dans les villes comme au front. Les poilus, surnom donné aux soldats du camp français pendant cette Première Guerre mondiale, vivent quotidiennement l'horreur dans les tranchées.

Vers la signature de l'armistice...

Au début de l'été 1918, les contre-offensives allemandes multiplient les échecs. À la même période, les troupes américaines déploient quatre millions d'hommes pour venir en renfort des Français et Anglais. En octobre, déjà fragilisé par la mutinerie de certains soldats et la perte de plusieurs de ses alliés qui abdiquent, l'Empire allemand doit faire face à la révolution ouvrière qui gronde sur ses propres terres. L'empereur Guillaume II et le prince Max de Bade, fraîchement nommé chancelier, sentent le vent tourner en leur écrasante défaveur. Le 7 novembre, une délégation gouvernementale allemande de six voitures part rencontrer le Maréchal Foch en pleine forêt de Compiègne (Oise), dans un lieu renommé depuis "clairière de l'Armistice". Les négociations débutent le 8 novembre. Un accord papier, avec les conditions détaillées, est proposé aux Allemands qui ont trois jours pour y réfléchir. Dès le lendemain le chancelier appelle l'empereur lui implorant de capituler pour "sauver l'Allemagne de la guerre civile". Ce dernier se résout à l'accepter et part en exil. L'Armistice, traité entre plusieurs pays pour mettre fin à une guerre, est signé peu après 5h du matin le 11 novembre.

Une date qui rentre dans l'Histoire

Le texte rentre en application le même jour à 11h. Les Français font exploser leur joie dans les rues : un million de personnes font la fête rien qu'à Paris. La Marseillaise résonne, les villes et villages sonnent leurs cloches. L'arrêt définitif sera définitivement conclut plus tard avec le Traité de Versailles (28 juin 1919). Après quatre ans et demi d'enfer, la guerre est finie et c'est cette date officielle du cessez-le-feu qui est, depuis, commémorée chaque année. La Première Guerre Mondiale, premier conflit à avoir impliqué différents continents, a fait neuf à dix millions de morts dont 1,4 millions de français et six millions de mutilés comme les "gueules cassées". Pour honorer les soldats, et plus largement les personnes disparues ou tuées par faits de guerre, des monuments aux morts sont érigés en leur mémoire (plaques de marbre, obélisques, statues). Sur la fameuse tombe du Soldat inconnu, le président de la République dépose chaque année une gerbe de fleurs au cours d'une cérémonie. Tous les soirs à 18h30, la flamme disposée sur cette sépulture est allumée en souvenir de toutes les vies fauchées par cette guerre. Pour ne jamais oublier !

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