Playboy de retour en kiosque : les secrets de la nouvelle formule

Playboy de retour en kiosque : les secrets de la nouvelle formule
Hugh Hefner et Barbara Benton à la descente de l'avion Playboy à Londres dans les années 1970.

En pleine pandémie due au corovanirus, Playboy brisait des coeurs en révélant stopper son iconique magazine papier. Fin juillet, le titre surprend en proposant un format inédit autour duquel Le Parisien s'est entretenu avec le nouveau rédacteur en chef, mardi 11 août 2020.

En mai dernier, les lecteurs de Playboy ont reçu un sacré coup au moral après que le magazine ait déclaré l'arrêt de la vente papier pour se concentrer sur le format numérique. Les sensuelles éditions, qui prenaient pour logo la mythique tête de lapin, ne se cacheront plus dans le coin "audacieux" des kiosques. Pourtant, seulement quelques mois plus tard, il semblerait que la création du magnat Hugh Hefner fasse machine arrière avec la publication d'un tout nouveau format. Un "mook" de 212 pages, à mi-chemin entre le magazine et le livre (book en anglais), est actuellement disponible à l'achat sur le site et dans une poignée de librairies. Cette proposition au prix de 15 euros l'unité se veut trimestrielle, si le succès est au rendez-vous. Cette nouveauté est une volonté de Medialyd, spécialisé dans la presse érotique, qui a racheté le titre.

"Évidemment pas un journal familial, mais ça reste tout public"

"Nous avons voulu revenir aux fondamentaux de ce qu'était 'Playboy' dans ses grandes années, entre 1978 et 1985 : un journal branché un peu intello avec des stars et des jolies filles dénudées. Le but, c'est de faire rêver le lecteur", justifie le rédacteur en chef Jean-Christophe Florentin au Parisien. Si la marque de fabrique est toujours d'attraper le regard de potentiels lecteurs en offrant des clichés de jeunes femmes dénudées, le mook veut s'éloigner de cette "sexualisation" pour proposer des articles de fond : "C'est un journal lifestyle d'évasion. On veut apprendre, interpeller, choquer. Avant, il y avait moins de pages, mais plus de photos dénudées dans le magazine. Cette nouvelle formule n'est évidemment pas un journal familial, mais ça reste tout public. Il n'y a plus le côté sulfureux ou cochon qu'il pouvait y avoir il y a quelques années. Le politiquement correct est passé par là." Qui a dit qu'on ne pouvait pas être sexy et cultivé ?

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