Passion lecture pour Brigitte Macron : quel est son auteur préféré ?

Passion lecture pour Brigitte Macron : quel est son auteur préféré ?
Brigitte Macron accueille la première dame du Niger à l'Élysée à Paris, le 9 octobre 2019.

Ancienne professeur de lettres, Brigitte Macron, qui fête ce 13 avril 2020 ses 67 ans, a des goûts très classique en matière de littérature. Son auteur préféré, son livre de chevet, la Première dame s'était confiée sur ses goûts littéraires dans la première interview qu'elle a accordé au magazine ELLE, peu après l'élection de son mari.

Si Brigitte Macron a théoriquement cessé d'enseigner pour soutenir son mari, elle n'en n'oublie pas son premier amour : la littérature. Une passion pour Flaubert qu'elle développe dans ELLE : "J'ai une passion sans bornes pour Flaubert. C'est impensable pour moi qu'on ne lise pas 'Madame Bovary'. Son écriture est au scalpel. Une fois que chaque mot était pesé, il s'enfermait dans son gueuloir et il criait ses phrases ! 'La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue', écrit-il et, en une phrase, Charles est tué, réduit à sa médiocrité. Flaubert est le meilleur traqueur de stupidités de toute la littérature. Il décèle la méchanceté crasse, la sottise partout où elle est. La pièce montée du mariage d'Emma Bovary porte en elle seule l'échec à venir de son union. Tout en Flaubert est signifiant. Mes élèves n'avaient pas le droit de ne pas l'aimer ! J'adorais leur transmettre ma passion."

Pour la poésie, Brigitte Macron a aussi son petit préféré : "En poésie, le génie, c'est Rimbaud. Et mon livre de chevet, c'est "Les Fleurs du mal", de Baudelaire. L'itinéraire du recueil, je le connais par coeur, avec une prédilection pour 'Une charogne', au milieu de 'Spleen et Idéal', et puis 'Tableaux parisiens', 'Le Vin', 'Les Litanies de Satan' dans 'Révolte', cette fascination pour la chute. Les poètes savent dire l'indicible."

Maupassant : "Je suis comme lui"

La Première dame, évoque non sans émotion son penchant pour Maupassant, et son rapport à la mort. Une attache qui découle de son histoire personnelle : "Je suis comme lui... Dans 'Bel-Ami', à la veille d'un duel, le héros ne pense pas en réchapper, il se voit déjà mort le lendemain. Cette terreur de la mort, je l'ai toujours connue. Parce que, toute petite, elle est arrivée dans ma vie. Et quand elle surgit, vous êtes totalement décontenancé. Rien ne vous aide. J'étais la dernière d'une fratrie de six enfants. Ma grande soeur s'est tuée dans un accident de voiture, avec son mari, et l'enfant qu'elle portait. J'avais 8 ans. Elle est avec moi, tous les jours de ma vie. Un an après, une de mes nièces de 6 ans est partie. Et ma grand-mère me disait : 'Mais pourquoi ce n'est pas moi ?' C'est là qu'on comprend qu'il n'y a pas d'ordre des choses. J'ai revécu ce sentiment en rencontrant au ministère des Armées des parents de soldats morts au combat. Un jeune homme avait échappé à tout et, trois mois plus tard, il est mort du paludisme. Que peut-on faire à part pleurer dans les bras des parents ?"

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