Histoire : d'où viennent les régions françaises ?

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Au temps de la Gaule, du Royaume des Francs, de celui des Capétiens et de la guerre de Cent Ans, il est question de "division" des espaces.
Au temps de la Gaule, du Royaume des Francs, de celui des Capétiens et de la guerre de Cent Ans, il est question de "division" des espaces.
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© Adobe Stock, Leonid Andronov

Le territoire français prend la forme d'un hexagone, lui-même découpé en une multitude de régions, sans oublier les DOM-TOM et la Corse. Délimitées par un tracé sur une carte, ces terres sont nommées et maintenant numérotées. Comment ce puzzle géographique est-il établi ?

S'ils n'étaient pas encore appelés sous le terme de "régions", les découpages territoriaux remontent à bien longtemps. Au temps de la Gaule, du Royaume des Francs, de celui des Capétiens et de la guerre de Cent Ans, il est question de "division" des espaces. Les principautés, les seigneuries, les fiefs et les provinces sont ainsi délimités. Pendant la Renaissance apparaissent des circonscriptions territoriales. Elles seront au nombre de 39 jusqu'à la Révolution de 1789 qui bouleverse la représentation du pays.

Les départements étaient au nombre de 83

"Dès le 29 septembre 1789, après la chute de l'Ancien Régime, un rapport sur la division de la France est présenté à l'Assemblée constituante : il vise à créer 80 départements, en plus de Paris, formant chacun un carré de 18 lieues de côté, divisé en 9 communes ou districts, lui-même divisé en 9 cantons. L'idée étant que les administrations territoriales, de dimension et de population relativement réduites, ne puissent pas entraver le pouvoir central", explique le journal Sud Ouest. En 1790, 83 départements sont créés en veillant à garder, si possible, les limites des anciennes provinces. Cette nouvelle forme tend vers le royaume "un et indivisible" voulu. À la fin de cette même décennie, Napoléon Bonaparte met en place une administration avec maires, préfets et adjoints. Chaque coin de France peut aussi développer sa politique et son identité culturelle.

La carte de France se modernise

Au cours du XXe siècle, des régions dites économiques et administratives sont mises en place. Dès 1946, la région gagne encore en autonomie en devenant une collectivité territoriale comme l'explique la frise chronologique du site spécialisé Régions-France : "Reconnaissance constitutionnelle de la commune, du département et des territoires d'outre-mer comme collectivités territoriales et qui s'administreront librement par des conseils élus au suffrage universel." "En 1970, un décret porte à 22 le nombre des régions métropolitaines en séparant la Corse de la Provence-Côte d'Azur", résume le site France Pittoresque. C'est dans les années 1980 que les dénominations des trois niveaux d'administration (région, département, commune) commencent à faire jaser. L'idée d'une simplification apparaît.

Officiellement, où en est-on ?

En décembre 2010, le Parlement adopte le projet de loi de réforme des collectivités territoriales. Le chantier dure quatre ans avant que François Hollande ne dévoile son modèle des 14 "super-régions", qui sera à nouveau modifié par la fusion du Poitou-Charentes, de l'Aquitaine et du Limousin (Nouvelle-Aquitaine). Au 1er janvier 2016, la carte redéfinie entre en vigueur. Elle comptabilise 18 régions. Treize sont en métropole : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Grand Est, Hauts-de-France, Île-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cinq autres sont des territoires ultramarins : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion. Tout un fromage pour un découpage !

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