Galeries d'art : le bon plan pour continuer à avoir accès à la culture ?

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Visuel de l'intérieur de la Cohle Gallery (9ème arrondissement de Paris) qui présente jusqu'au 27 mars 2021 les peintures de l'artiste FENX à travers l'exposition "Grow Up".
Visuel de l'intérieur de la Cohle Gallery (9ème arrondissement de Paris) qui présente jusqu'au 27 mars 2021 les peintures de l'artiste FENX à travers l'exposition "Grow Up".
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© DR, FENX / Cohle Gallery

Si tous les vecteurs de culture subissent de plein fouet la pandémie et ses conséquences aussi multiples que dramatiques, l'art a trouvé son bastion à travers les galeries d'art.

Comme les centres d'art, elles ont le privilège de pouvoir rester ouvertes depuis le 28 novembre 2020, date à laquelle elles ont été estimées comme étant des "commerces essentiels". Ce statut inespéré est un soulagement pour les employés de ces cocons créatifs, pour les talents à l'origine de ces oeuvres plastiques mais aussi pour les visiteurs privés des institutions et épuisés par la démocratisation du virtuel, des visites en ligne. Aux quatre coins de l'Hexagone, les adresses des galeries ouvertes s'échangent comme de véritables bons plans.

Les galeries d'art deviennent "the place to be" avant le couvre-feu

Curieux et évidemment désireux de profiter de cette bouffée d'air culturelle, le public afflue entre ces murs qui mettent en lumière des artistes pas forcément médiatisés. Majoritairement gratuits et sans réservation, ces espaces résilients, habituellement réservés à un cercle d'habitués ou de collectionneurs, connaissent une fréquentation inhabituelle. L'afflux n'est pourtant pas synonyme de hausse du chiffre d'affaires.

La situation se justifie par de nombreux faits : les oeuvres présentées peuvent être à des prix inabordables, les acheteurs étrangers sont bloqués aux frontières, le visiteur ne montre pas une volonté d'achat qui le transformerait en client... En 2020, 78% des marchands ont eu un bilan annuel en recul comme le stipule l'enquête partagée par le Comité professionnel des galeries d'art (CPGA). De plus, certains propriétaires de ces îlots de culture voient ce nouvel engouement d'un mauvais oeil. Comment gérer les flots de personnes dans ces temples artistiques de tailles réduites et où les travaux sont exposés sans barrière ? Cette accessibilité soudaine au grand public en fait-elle une alternative éphémère aux monuments aux portes closes ? Si elles profitent de la fermeture de leurs pairs que sont les musées, les galeries continuent de militer pour la réouverture de tout ce même écosystème.

Où donner de la tête ? Des galeries ouvertes partout en France !

L'important est de constater et de participer au puissant soutien qu'apportent les visiteurs aux professionnels de l'art, des galeristes aux artistes. Comme toutes les grandes villes françaises, la capitale a son lot d'expositions éclectiques et passionnantes. Galerie Perrotin, Galerie du Jour d'Agnès B., George Philippe-Valois, Templon, Almine Rech, High Art ou encore Kamel Mennour... Toutes sont ouvertes. À la Galerie de l'Instant est proposée l'exposition "Frida Kahlo par Julienne Bloch" jusqu'au 31 mars 2021 tandis que la Cohle Gallery présente "Grow Up" de Fenx jusqu'au 27 mars, par exemple.

Les choix sont pluriels et l'offre est constamment renouvelée. À Bordeaux, les galeries Bassam, Valérie Peter, Matrice et leurs consoeurs accueillent les visiteurs tous comme les Lyonnaises (Galerie Michel Estades, Sylvie Platini, Taverne Gutenberg, etc), les Rennaises (Galerie Laute, Anaïs Colin, Oniris, Divet, Eleven Art Gallery, etc), les Strasbourgeoises (Galerie Philippe Decorde, Pascale Froessel, Brûlée et tant d'autres) ou encore les Marseillaises (Galerie Charivari, Pluskwa David, Anna Tschopp, UndARTground, Backside, Fotokino mais aussi Gourvennec Igor). En quelques clics sur Internet, il est facile de trouver les horaires et adresses des marchés d'art des petites ou grandes villes avant d'y aller faire un tour pour honorer la culture !

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