Comment élit-on un pape ?

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Le pape est élu par les cardinaux de moins de 80 ans lors d'un conclave.
Le pape est élu par les cardinaux de moins de 80 ans lors d'un conclave.
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© Adobe Stock, Uzhursky

Le pape n'exerce pas pour une durée prédéterminée : il est élu à vie. Ce n'est donc que lorsque le souverain pontife en fonction décède ou qu'il renonce à son titre que le processus pour élire son successeur s'enclenche.

Suite aux funérailles du chef de l'Église catholique ou à la renonciation de son titre, un protocole très précis (qui s'appuie sur la constitution apostolique Universi Dominici Gregis promulguée par Jean-Paul II et révisée par Benoît XVI) se met en place pour désigner celui qui va le remplacer. Vingt jours au plus tard après le début de la vacance du Siège apostolique, les cardinaux de moins de 80 ans se réunissent pour un conclave au Vatican. Le nombre de ces cardinaux électeurs oscille généralement autour de 120 (il y en avait 115 pour l'élection du pape en 2013) et au cours de cette réunion à huis-clos, ils vont délibérer dans le plus grand secret (toute fuite est passible d'une excommunication !), avant de procéder au vote.

Parmi les votants, le prochain pape ?

Lors du scrutin qui a lieu dans la Chapelle Sixtine, les cardinaux électeurs déposent dans une urne un bulletin où ils ont inscrit le nom du successeur qu'ils plébiscitent sous l'inscription "Eligo in summum pontificem" ("J'élis au suprême pontificat"). À la différence des élections politiques, personne ne se présente officiellement en tant que candidat pour devenir pape. En théorie, tout archevêque, évêque ou prêtre de moins de 80 ans peut être élu mais ce sont surtout les Cardinaux qui ont une chance de devenir pape. Concrètement, les participants au conclave votent donc les uns pour les autres ! Et les pronostics vont bon train : courant (réformateur ou conservateur), charisme, popularité ou encore origine géographique sont autant de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte dans le choix du futur pape. On dit des favoris qu'ils sont "papabile".

La majorité sinon rien

Pour que l'élection du Pontife Romain soit valide, un candidat doit obtenir au moins deux tiers des voix des cardinaux électeurs présents. Le vote peut donc se répéter sur plusieurs tours, à raison de quatre par jour au maximum, jusqu'à ce qu'un candidat obtienne assez de votes pour être élu. Si aucun nom n'a obtenu une majorité après le dépouillement, les bulletins sont brûlés dans un poêle et une fumée noire s'échappe, visible de la place Saint-Pierre. Une fumée blanche se dégage et les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnent ? Cette fois, c'est le signe qu'un nouveau pape a été choisi !

Nouveau nom pour une nouvelle vie

Une fois que le vote a permis de choisir le nouveau pape, le cardinal-doyen (ou le premier des cardinaux par ordre et ancienneté) demande à l'élu : Acceptes-tu ton élection canonique comme souverain pontife ? Suite à son accord, il s'informe du nom que celui-ci a choisi avant d'annoncer au monde entier "Habemus Papam" ("Nous avons un pape") et l'identité du nouvel élu, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre où celui-ci prononcera la bénédiction Urbi et Orbi.

Source : http://www.vatican.va/

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