5 livres dans la veine du mouvement #Metoo

Chargement en cours
Portrait de Loulou Robert en août 2018.
Portrait de Loulou Robert en août 2018.
1/2
© BestImage, CEDRIC PERRIN

En octobre 2017, après le scandale Harvey Weinstein, le mouvement #MeToo, qui proposait de partager des témoignages de violences sexuelles contre les femmes, connaissait une ampleur sans précédent sur les réseaux sociaux. Trois ans plus tard, son influence se fait ressentir sur la société en général, sur le cinéma mais aussi sur la littérature. La preuve avec ces cinq livres dans la veine du phénomène.

"On ne naît pas soumise, on le devient" de Manon Garcia

"Même les femmes les plus indépendantes et les plus féministes se surprennent à aimer le regard conquérant des hommes sur elles, à désirer être un objet soumis dans les bras de leur partenaire, ou à préférer des tâches ménagères - les petits plaisirs du linge bien plié, du petit-déjeuner joliment préparé pour la famille - à des activités censément plus épanouissantes", est-il écrit dans la présentation de l'ouvrage "On ne naît pas soumise, on le devient". Paru en 2018 aux éditions Flammarion, ce livre aborde avec finesse et intelligence la question taboue du consentement des femmes à la soumission. En s'appuyant sur Simone de Beauvoir et des textes philosophiques du monde entier, Manon Garcia n'apporte pas de réponse toute faite mais s'attache à démontrer la complexité du sujet.

"Le Consentement" de Vanessa Springora

Début janvier 2020, le livre "Le Consentement" (Grasset) de Vanessa Springora secouait le monde littéraire. L'autrice y raconte sa relation traumatisante avec l'écrivain Gabriel Matzneff, pédophile notoire de 36 ans son cadet, alors qu'elle avait 14 ans. Un récit glaçant dans lequel elle questionne sur la complaisance du milieu littéraire. "Je pense que l'époque était prête à entendre ce témoignage, parce qu'il y a eu #Metoo", a indiqué l'écrivaine, dont le livre sera adapté au cinéma, dans une interview au site canadien La Presse.

"Zone grise" de Loulou Robert

À 18 ans, la jeune mannequin Loulou Robert a "une histoire" avec un photographe de mode. C'est en tout cas ce qu'elle se raconte pour mieux supporter la réalité : elle a été victime d'un prédateur sexuel. Et si elle ne lui a pas résisté, elle n'a pas non plus consenti. D'où le nom de son livre, "Zone grise" (Flammarion), expression désignant l'état de sidération psychique qui empêche une victime de résister face à son agresseur. Un ouvrage dans lequel elle décortique son histoire personnelle mais aussi l'éducation donnée aux filles et aux garçons, pour comprendre pourquoi elle n'a pas su dire "non".

"Du côté des indiens" d'Isabelle Carré

En cette rentrée 2020, Isabelle Carré signe un nouveau roman intitulé "Du côté des Indiens" (Grasset). À travers le personnage de Muriel, ancienne actrice ayant été victime d'un abus sexuel et d'un abus de pouvoir, elle traite des femmes abusées dans le milieu du cinéma. Une fiction, comme elle l'a souligné dans diverses interviews, mais qui distille des choses qu'elle a vues, entendues ou vécues. "C'est ma petite pierre au mouvement #MeToo", déclarait la comédienne à RTL en août dernier.

"Femmes puissantes" de Léa Salamé

"#MeToo a été une déflagration pour moi. (...) Ça m'a remis les idées en place, j'ai compris que le combat n'était pas terminé", expliquait Léa Salamé à 20 Minutes en septembre dernier, à l'occasion de la sortie de son livre "Femmes puissantes". Cet ouvrage paru aux éditions Les Arènes se présente comme une série de douze entretiens avec plusieurs personnalités, initialement parus à l'été 2019 sous forme de podcasts. Leïla Slimani, Béatrice Dalle, Christiane Taubira, Amélie Mauresmo, Virginie Despentes ou encore Elisabeth Badinter y dévoilent plusieurs définitions de la puissance et plusieurs facettes du féminisme.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.