5 actions à faire pour soutenir le monde de la culture

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L'institution Shakespeare and Co, ici immortalisée en novembre 2007, est une des librairies ayant lancé un appel à l'aide pendant la pandémie due au coronavirus.
L'institution Shakespeare and Co, ici immortalisée en novembre 2007, est une des librairies ayant lancé un appel à l'aide pendant la pandémie due au coronavirus.
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© Sipa, Gabriel Stephan

La culture brûle d'envie de s'exprimer, cela en est même une nécessité, mais la pandémie met toutes les activités à l'arrêt. Les bibliothèques, les salles de cinéma, de théâtre, de concert, les plateaux de tournage, les arts du cirque, les festivals, les librairies, les musées ou encore les galeries sont victimes de la crise sanitaire qui coupe l'accès au contenu créatif. L'art participe au bien-être mental de chacun et la situation exige d'agir pour ne pas laisser tomber les artistes et professionnels qui ont pour beaucoup un statut précaire. Voici cinq idées pour supporter le monde de la culture.

Acheter des livres en librairie

Pendant les confinements, les libraires en détresse ont fait de la résistance, soulevant une vague d'émotion auprès des acheteurs. Alors que les ventes des grandes entreprises comme la Fnac et Amazon explosaient, la donne s'est légèrement inversée en faveur des indépendants. Cette prise de conscience continue de payer mais le milieu de l'édition est loin d'être épargné par la crise économique. Pour le soutenir, il est fortement conseillé d'acheter des ouvrages directement dans des commerces de proximité, où vous pourrez bénéficier des conseils de professionnels, ou sur des sites Internet comme LaLibrairie, PlacedesLibrairies et LibrairiesIndépendantes. Le site d'actualités Livres-Hebdo divulgue notamment une liste de boutiques indépendantes françaises qui proposent du "click & collect". Des institutions comme Gibert Jeune ou la magnifique librairie Shakespeare and Co sont menacées et appellent les lecteurs à l'aide.

Ne pas laisser mourir les disquaires

Fragilisée par les fermetures, l'industrie du disque est un énième vecteur culturel en danger. Les pistes numériques sont moins touchées par la baisse des ventes physiques mais rapportent également moins aux artistes et producteurs. Tous les formats d'écoute (CD, vinyles, cassettes, ...) et tous les spécialistes envoient des S.O.S de terriens en détresse. En souffrance financière, le réseau de professionnels CALIF (Club Action des Labels et des Disquaires Indépendants Français) a lancé une carte interactive répertoriant tous les disquaires indépendants et même des petites entreprises étrangères s'y sont greffées. Pour tenter de renflouer les caisses du secteur, cela passe par eux !

Suivre les artistes en ligne et partager leurs contenus

Maintenus par leur passion, les artistes continuent une promotion assidue de leurs créations en tout genre sur les réseaux sociaux alors qu'ils sont privés de revenus et que leurs prestations sont différées aux calendes grecques. Ce dévouement à l'art et cette motivation sans faille donnent au quotidien des mini-concerts, des sketchs courts, des performances d'art contemporain ou des scénettes de théâtre proposés depuis les quatre coins du monde. Que faire ? Se connecter à Deezer, Twitter, Instagram, SoundCloud, Twitch, BandCamp Facebook, Youtube, Snapchat ou encore Tik Tok et admirer leur travail en live pour leur faire de l'audience et montrer que le public est à leurs côtés. Pour aller plus loin dans l'implication, l'internaute est évidemment invité à partager le contenu.

Profiter des événements et lieux culturels en ligne

Le ministère de la culture a mis en place le hashtag #CultureChezNous auquel un site est dédié, en plus des programmations spéciales des chaînes comme ARTE et France 2. En février 2021, la plateforme propose 943 contenus répartis en sept rubriques : "Enfants", "Art & patrimoine", "Films & Vidéos", "Spectacles", "Audios", "Livres & Savoirs" et enfin "Jeux". Des pièces de théâtre, des concerts, des festivals en version numérique, des ressources pédagogiques partagées par les musées... Pour se divertir et se cultiver en même temps, tout est dans cet outil intelligent.

Apporter une aide à la production cinématographique française

Des exploitants abattus face aux portes closes des salles obscures, des tournages autorisés seulement avec la mise en place d'un protocole sanitaire coûteux, des fonds difficilement déblocables par les producteurs pour les nouveaux projets... La pandémie porte un coup dur au septième art tricolore. Pour soutenir les professionnels du milieu, il y a évidemment la possibilité de se faire une toile à la maison avec la VOD disponible sur diverses plateformes. Il y a aussi le merchandising des gros et petits studios : achat d'un DVD, d'une affiche, de goodies. Enfin, il est possible de faire un don à des associations comme Rêve de cinéma, présidée par Lambert Wilson, qui organise des projections dans les hôpitaux pour les enfants malades mais aussi des ateliers dirigés par des acteurs et réalisateurs renommés. Mais le plus important se jouera après la pandémie : courez voir des films projetés en salle !

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