Taxis volants : le décollage est-il imminent ?

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Image d'aéronef par Airbus.
Image d'aéronef par Airbus.
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© DR, Airbus helicopters

L'avenir du transport particulier se trouve au-dessus de nos têtes. En effet, depuis plusieurs années les velléités concernant les transports en aéronefs et en milieu urbain vont bon train. Des prototypes volants continuent d'être développés grâce aux travaux d'Airbus en Europe, Uber en collaboration avec la NASA aux États-Unis ou encore EHang en Chine.

Et si les scènes de voitures volantes de "Star Wars", du "Cinquième Élément" ou encore le survol d'une DeLorean dans "Retour vers le futur II" étaient ce qui nous attendait dans les prochaines décennies ? Fini les bouchons ! Les dernières nouvelles annonçaient l'arrivée commerciale de ces transports interurbains révolutionnaires d'ici 2017 (trop tard pour ces ambitieux qui ont volé trop près du soleil), 2023 pour certains ou 2035 pour d'autres.

Des rêves d'enfant enfin réalité ! "Les voitures voleront en l'an 2000", comme beaucoup de baby-boomers le souhaitaient, il aura fallu juste attendre quelques années en plus. Car les progrès sont nombreux en matière de vol sans pilote : énergie, autonomie, nuisances sonores, etc. Rajouter à ceci, l'économie que cela représenterait pour l'usager de demain. Grâce à un véhicule sans cesse en activité - hors les temps de chargement qui devraient cependant être de plus en plus optimisés - et qui n'a pas de chauffeur.

VTOL ou ADAV, deux acronymes pour une même révolution

VTOL, cet acronyme ne vous dit peut-être encore rien, pourtant il s'agit d'une technologie indispensable à ces innovations de transports urbains aériens. Tiré de l'anglais "Vertical Take-off and Landing", dont l'équivalent en France est ADAV pour "Avion à décollage et atterrissage vertical". Cette technologie permet de voler en stationnaire et de décoller à la matière d'un hélicoptère. Les taxis volants reposent sur le vol grâce à de multiples rotors pour stabiliser au mieux l'appareil. Ces rotors, contrairement à un hélicoptère classique, sont basculants. On décolle, puis on prend de la vitesse en inclinant certains d'entre eux.

Drone grandeur nature, est-ce en somme un hélicoptère ?

Les drones inondent le marché avec une vocation récréative ou professionnelle (cinéma, sécurité...), mais jamais encore dans le transport personnel. Les hélicoptères existent depuis plusieurs décennies, alors que les "voitures volantes" de demain se différencient par leur mode d'alimentation et leur autonomie en vol. La guerre aux énergies fossiles pousse les secteurs de recherche et développement à se renouveler et développer un futur plus durable. La démocratisation des véhicules électriques autonomes sur route n'est que l'étape précédant les trajets dans les airs. Elon Musk est une des plus grandes figures dans les nouvelles technologies. Et ce grâce notamment à sa "million-mile battery" en anglais, une batterie capable de stocker de l'énergie pour une durée de vie de 1,6 million de kilomètres (en usage automobile actuellement).

Des tests, encore des tests...

Ce type d'innovation ne se commercialise pas si facilement. Ce sont des années et des années de recherche et développement, de prototypes et de tests qui donneront lieu à ces VTC de demain. Le CityAirbus (du groupe aéronautique européen) a un projet qui a vu le jour en 2014 et devrait être opérationnel pour quelques chanceux pendant les Jeux olympiques 2024 de Paris. Le géant du VTC, Uber, en collaboration avec la NASA et Hyundai planchent également sur l'UberAir. Une fois les tests concluants, c'est bon ? Que nenni, les réglementations doivent être concomitantes aux évolutions de ces technologies : survol de zone d'habitation, vitesse, gestion du trafic... Autant de problématiques qui ne rendent pas les taxis volants commercialisables accessibles à l'échelle mondiale avant encore quelques années... Malgré les ambitions de certains (ici UberAir) qui voient tout ceci arriver bien avant, comme en 2023.

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