Usurpation d'identité : comment faire face ?

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Un vol de vos papiers d'identité peut mener à une usurpation.
Un vol de vos papiers d'identité peut mener à une usurpation.
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© iStock, gael_f

Marine de Guilhermier

Délit puni par la loi, l'usurpation d'identité - qui se fait de plus en plus en ligne - peut faire des ravages dans la vie des victimes. Vous êtes la cible d'un usurpateur ? Voici quelques conseils pour vous aider à vous en sortir.

L'usurpation d'identité, c'est quand des individus mal-intentionnés vous volent - physiquement ou de façon dématérialisée sur Internet - des informations personnelles "propres à vous identifier". Leur but étant de les utiliser "pour nuire à votre réputation, réaliser des opérations financières ou commettre des actes répréhensibles en votre nom", comme l'écrit le site economie.gouv.fr, qui rappelle qu'il s'agit d'un délit pénal. Si cela vous arrive, il faut réagir rapidement.

Réunir des preuves et porter plainte

La première chose à faire si vous découvrez que votre identité a été usurpée de quelque façon que ce soit, c'est de "collecter tous les éléments prouvant l'infraction", comme indiqué sur le site gouvernemental. C'est à dire regrouper des captures d'écran du profil qui se fait passer pour le votre, les adresses URL où votre nom est utilisé et tout autres justificatifs pertinents. "Listez tout ce qui montre que vous n'êtes pas l'auteur des actes incriminés. Par exemple (...) vous n'avez pas pu avoir cette contravention car vous étiez au travail, et votre employeur en témoigne", précise Olivia Mons, la directrice Communication et Développement de l'association France Victimes, au magazine Dossier familial.

Une fois votre dossier constitué, portez plainte auprès d'un commissariat de police, d'une gendarmerie ou du procureur de la république. Gardez ensuite une copie de la plainte, en veillant "à ce que toutes les banques auprès desquelles votre identité a été usurpée y soient mentionnées", indique Marie-Camille Eck, avocate à Paris, à Dossier familial. Cela justifiera de votre bonne foi auprès des organismes que vous devrez ensuite contacter.

Contacter sa banque et la Banque de France

Si les usurpateurs se contentent parfois de se faire passer pour vous en ligne, ils ont aussi souvent des ambitions plus cupides et souscrivent ainsi des crédits à votre nom. Vérifiez donc "auprès de la Banque de France que vous ne faites pas l'objet d'une inscription au Fichier central des chèques (FCC) ou au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP)", comme l'explique France Victimes. Si c'est malheureusement le cas, faites parvenir à la Banque de France votre copie du dépôt de plainte ainsi que vos papiers d'identité pour qu'elle puisse indiquer dans le fichier qu'il s'agit d'une usurpation.

Le site de l'association conseille aussi de contacter "tous les fournisseurs de crédit immédiatement et (de faire) annuler vos cartes et tous vos prélèvements (sauf les prélèvements habituels de loyer, électricité, etc.)" mais également d'annuler votre pièce d'identité usurpée pour en demander une nouvelle.

Prévenir les réseaux sociaux

Si c'est sur les réseaux sociaux que votre identité a été compromise, alertez-les. Sur son site, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) indique qu'"en tant que victime, vous pouvez demander à cesser la diffusion de vos informations personnelles en ligne en vous adressant directement au responsable du site afin d'exiger leur suppression". Vous aurez, bien sûr, à prouver l'usurpation par des justificatifs. La plateforme cybermalveillance.gouv.fr pourra vous aider dans toutes vos démarches, tout comme les associations d'aide aux victimes.

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