Service National Universel, c'est quoi ?

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Le Service National Universel concerne les jeunes de 16 ans à 25 ans.
Le Service National Universel concerne les jeunes de 16 ans à 25 ans.
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© Adobe Stock, Halfpoint

Solène Filly

Le Service National Universel est l'une des mesures de la campagne d'Emmanuel Macron en 2017. Plus d'un an après son élection en tant que président de la République, où en est on ? Quand sera-t-il mis en place et qui sera concerné ?

"Proposer aux jeunes Français, filles et garçons, un moment de cohésion visant à recréer le socle d'un creuset républicain et transmettre le goût de l'engagement." C'est ainsi que le site du gouvernement définit le Service National Universel (SNU). Au programme : la cohésion sociale et territoriale, la prise de conscience par chaque génération des enjeux de la défense et de la sécurité nationale, et le développement de la culture et de l'engagement.

Seront concernés par le SNU les adolescent(e)s de 16 ans, qu'ils soient lycéens, apprentis, jeunes actifs ou décrocheurs scolaires, sur tout le territoire français. Pour le moment, seuls certains départements pilotes seront en test dès juin 2019, avant d'étendre progressivement le dispositif à la classe d'âge entière d'ici 2026.

Une première phase en deux temps

Le SNU est composé de deux phases. La première, obligatoire, devrait être d'une durée d'un mois, elle-même divisée en deux temps. Les élèves seront d'abord en internat pendant quinze jours, comme l'expliquait Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, lors d'un point presse à l'Élysée au mois de juin 2018. Cette période comprendra l'enseignement des bases du secourisme en cas d'attentat ou de catastrophe naturelle, et visera aussi à détecter les éventuels problèmes d'illettrisme et à réaliser des tests médicaux. Elle devrait se tenir durant la deuxième quinzaine de juin, "puisque les élèves (de seconde) n'ont pas d'épreuves du bac", a indiqué Gabriel Attal, secrétaire d'État en charge de la Jeunesse, au Parisien.

Durant la deuxième partie de cette phase, qui "pourra s'accomplir hors temps scolaire", des petits groupes d'élèves seront créés afin de pouvoir mettre en pratique les enseignements théoriques encadrés par des tuteurs, et réaliser des missions d'intérêt général. Pour le secrétaire d'État, "l'idée est de les faire participer à la vie de ces structures et de leur faire toucher du doigt une première expérience d'engagement. Ce ne sera pas un stage d'observation".

Une seconde phase facultative

Cette étape validée, les élèves pourront, s'ils le souhaitent, prolonger l'engagement sur une deuxième période qui pourra aller de trois mois (minimum) à un an (maximum), que ce soit dans les domaines de la Défense, de l'environnement ou encore de l'aide à la personne et ce, jusqu'à leurs 25 ans. Si l'armée sera bien impliquée dans le SNU, il ne s'agit donc pas d'un retour du service militaire, comme l'a assuré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, toujours au Parisien : "Ça ne peut pas être qu'une approche militaire, c'est une approche interministérielle, puisqu'il y a aussi une dimension environnementale, par exemple."

L'avis des jeunes

Alors, qu'en disent les premiers concernés ? Selon une consultation organisée par le ministère de l'Éducation nationale entre juillet et novembre 2018 regroupant plus de 30 000 réponses, 51% des jeunes se disent favorable au SNU, contre 27% qui déclarent de pas avoir du tout envie de l'effectuer. Une autre consultation a été organisée par le ministère des Armées à la même période et, là aussi, le constat est le même. Et parmi plus de 45 000 participants, c'est la possibilité de rencontrer d'autres adolescents du même âge de régions et milieux sociaux différents qui les enthousiasme le plus puisqu'ils sont 90% à le souhaiter.

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