Seniors : quelles alternatives aux maisons de retraite ?

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Résidences-autonomies : de quoi changer de la traditionnelle maison de retraite.
Résidences-autonomies : de quoi changer de la traditionnelle maison de retraite.
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© iStock, monkeybusinessimages

Avec l'âge et la perte d'autonomie, nombreux sont les seniors contraints de quitter leur domicile alors que 80% d'entre eux assurent vouloir y vieillir, selon une étude du Crédoc publiée en 2018. Ces derniers ne sont toutefois pas obligés d'intégrer une maison de retraite classique. Voici d'autres formules adaptées à divers profils.

Selon les dernières données de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), les EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) réunissent plus de 80% des 728 000 résidents en établissement d'hébergement pour personnes âgées. Pourtant, selon le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), plus de 8 Français sur 10 ont une mauvaise image de ces structures médicalisées onéreuses encore trop souvent perçues comme des "mouroirs". Les moins convaincus peuvent opter pour des solutions alternatives, pour eux-même ou leurs proches en perte d'autonomie.

Garder son autonomie en résidence

Les seniors peuvent intégrer l'une des 2 365 résidences-autonomies (auparavant appelées "logements-foyers") françaises dont l'objectif est de permettre aux personnes de plus de 60 ans, dans la plupart du temps autonomes, ne pouvant ou ne souhaitant plus résider chez elle, de trouver un logement associé à des services collectifs (restaurant, animations...) et souvent situé non loin de commerces et de services de transports.

En marge des résidences-autonomies, on trouve les "résidences services", qui, selon le ministère des Solidarités et de la Santé, sont "des ensembles de logements privatifs pour les personnes âgées, ainsi locataires ou propriétaires, associés à des services collectifs". C'est la possibilité de loger dans un immeuble ou une maison.

Le béguinage : préserver le lien social

"Béguinage : quand le troisième âge s'inspire du Moyen Age", titrait Libération dans un article de juillet 2019 consacré à cette alternative à la maison de retraite. De plus en plus en vogue en France, elle s'inspire du mode de vie des béguines, communautés religieuses vivant dans un espace clos, qui s'est développé au XIIIe siècle.

Aujourd'hui, le côté foi est mis de côté : il s'agit concrètement d'un regroupement de logements individuels (petites maisons, appartements de plain-pied) géré par des bailleurs sociaux et adapté aux personnes en difficulté de mobilité mais indépendante, où la convivialité et l'entraide sont de mise pour éviter la solitude. Les loyers y sont adaptés aux moyens des petites retraites.

La colocation n'est pas réservée aux jeunes

Selon un baromètre réalisé par le site spécialisé Appartager.com en 2017, les retraités ne représentent que 1% des colocataires, mais la formule a de quoi séduire. En effet, elle permet de diviser les coûts liés au loyer et aux charges, de favoriser le lien social, de partager une même aide à domicile pour des seniors vivant sous le même toit.

Autre solution : la colocation intergénérationnelle, par exemple avec un(e) étudiant(e) ou un jeune travailleur.

Le cas des familles d'accueil

Comme l'explique le site Service-public.fr, "l'accueil familial est un dispositif permettant à une personne âgée, moyennant rémunération, d'être accueillie au domicile d'un accueillant familial". Ce dernier doit avoir un agrément délivré par les services du département afin de pouvoir signer avec le senior (jusqu'à trois peuvent être hébergés) un contrat "fixant les conditions matérielles, humaines et financières de l'accueil". Une formule qui séduit de plus en plus : "10 000 accueillants familiaux sont agréés en France. Un nombre qui s'avère être insuffisant face à des demandes toujours plus nombreuses", expliquait franceinfo au cours de l'été 2019.

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