Rentrée scolaire : quelles sont les réformes mises en place ?

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Comme chaque année, la rentrée est synonyme de changement.
Comme chaque année, la rentrée est synonyme de changement.
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© iStock, skynesher

Fabien Gallet

Lundi 2 septembre 2019, plus de 12 millions d'élèves ont fait leur retour sur les bancs de l'école. Une nouvelle année scolaire placée "sous le signe de la maturité et de la réussite" par le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, et marquée par plusieurs réformes. On fait le point.

L'âge de scolarité obligatoire fixé abaissé à 3 ans

Avec la loi sur "l'école de la confiance" promulguée fin juillet 2019, l'âge de l'instruction obligatoire passe de 6 à 3 ans, donc dès la maternelle. "Il y a plus de filles que de garçons qui ne vont pas à l'école maternelle pour des raisons sociétales", a déclaré Jean-Michel Blanquer, sur France Culture le 31 août dernier, avançant des raisons religieuses à l'image du "fondamentalisme islamiste" qui "fait que certaines petites filles vont à l'école le plus tard possible". Moins de 30 000 enfants seraient toutefois concernés.

Drapeaux et Marseillaise s'invitent en classe

En février 2019, le député Éric Ciotti déposait un amendement complété et adopté - non sans controverse - par les députés à l'Assemblée nationale, lequel prévoit que la présence du "drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge, du drapeau européen, ainsi que des paroles du refrain de l'hymne national (La Marseillaise, ndlr) est obligatoire dans chacune des salles de classe des établissements du premier et du second degré, publics ou privés sous contrat". Il en va de même pour la devise, "Liberté, Égalité, Fraternité". Pour des questions de budget, il semblerait toutefois que de nombreuses classes ne soient pas encore à la page.

Le bac évolue pour l'horizon 2021

Cette réforme qui hérisse le poil de nombreux élèves et enseignants doit conduire à la naissance d'un nouveau bac dès juin 2021, avec 4 épreuves écrites et un oral. "La rentrée 2019 est caractérisée par une nouvelle organisation des classes de 2de et de 1re, l'entrée en vigueur de nouveaux programmes et le début du contrôle continu pour les élèves de 1re", explique le ministère sur son site. Concrètement, les séries ES, L et S disparaissent au profit d'enseignements de spécialité : "Maths", "Sciences économiques et sociales", "Numérique et sciences informatiques", "Littérature, langues et cultures de l'Antiquité"... En 1re, les lycéens en choisissent 3, puis en gardent 2 en terminale.

Le dédoublement des classes se poursuit

Après les classes de CP de REP+ (réseaux d'éducation prioritaire renforcés) en 2017 et celles de CP de REP (réseaux d'éducation prioritaire) l'an passé, le dédoublement des classes dans les quartiers défavorisés continue. Sont concernées les CP et CE1 des REP et REP+ soit plus de 10 000 classes. Objectif du gouvernement d'Emmanuel Macron : étendre cette mesure à toutes les classes de CP et CE1 ainsi que celles de grande section à l'horizon 2022.

Violences scolaires, handicap et environnement ne sont pas oubliés

La dernière année scolaire a été marquée par de nombreux cas de violences. Aussi voit-on la mise en place dans chaque département français d'un "référent violence" en milieu scolaire. Les élèves perturbateurs pourront, eux, être exclus plus facilement et placés dans des classes relais sans le consentement préalable des familles.

Des mesures sont aussi de mise pour le handicap avec la création de 4 500 nouveaux postes d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). De même, le ministère de l'Éducation souhaite faire de la sensibilisation à l'environnement son "fer de lance". Pour ce faire, 250 000 "éco-délégués", seront désignés (au collège et au lycée) pour réfléchir à des actions écologiques à mener.

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