Journée de la femme : 3 combats qui continuent d'être menés

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Célébrités et anonymes défilent dans les rues de Paris contre les violences faites aux femmes, en 2019.
Célébrités et anonymes défilent dans les rues de Paris contre les violences faites aux femmes, en 2019.
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© Sipa, ISA HARSIN

Chaque année, la journée du 8 mars est marquée par des manifestations qui visent à célébrer les acquis des femmes à travers le monde, mais aussi, et surtout, à faire entendre leurs revendications concernant leurs droits. À l'approche de la Journée internationale des droits des femmes, officialisée en 1977 par les Nations unies, le temps est venu de faire le bilan. Plus d'un siècle après la première journée de célébration des droits des femmes en Europe, quels sont les combats qui continuent d'être menés ?

Les violences faites aux femmes

Violences domestiques, harcèlement, agressions sexuelles, mariage précoce et forcé, mutilation génitale féminine, trafic d'êtres humains... Les femmes sont les premières victimes de ces violences. L'ONU estime que "chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille, qu'au moins 200 millions de femmes et de filles de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines, ou encore qu'à travers le globe, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d'une autre personne". En France, 146 femmes victimes de violences conjugales sont décédées sous les coups de leur conjoint en 2019. Des chiffres alarmants qui entraînent des remises en question politiques. Mais si de nombreuses actions ont été menées en France, comme un numéro d'appel unique en 2007, une plateforme de signalements, un accompagnement des victimes et autres, le combat n'est pas encore gagné.

L'avortement

Simone de Beauvoir disait : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant." Et l'avortement n'y échappe pas. Si en France l'IVG chirurgical peut être pratiqué jusqu'à la fin de la douzième semaine de grossesse, et l'IVG médicamenteuse jusqu'à la cinquième semaine, le sujet fait toujours débat. En février 2021, une proposition de loi autorisant l'accès à l'avortement jusqu'à la quatorzième semaine de grossesse devait être examinée à l'Assemblée nationale. Cela a pourtant été annulé suite aux dizaines d'amendements déposés par des députés qui ont mis fin à toutes les discussions. Et pourtant en Espagne, par exemple, les femmes peuvent avorter jusqu'à la vingt-deuxième semaine. À l'internationale, l'avortement est un long combat. Limité dans plus de deux tiers des pays à des conditions exceptionnelles, près d'un avortement sur deux est un avortement à risque. En 2016, 68 pays interdisent encore totalement l'avortement.

L'endométriose, la maladie peu évoquée qui touche 1 femme sur 10

Encore trop méconnue du grand public, l'endométriose touche pourtant une femme sur dix en âge de procréer, entraînant de lourdes conséquences allant jusqu'à l'infertilité. Douloureuse, pendant les règles et les rapports sexuels, et handicapante, cette maladie chronique, pourtant répandue, ne possède aucun traitement et aucune méthode de diagnostic non invasive. Si l'endométriose est de plus en plus évoquée dans les médias, notamment à travers certains témoignages de célébrités, comme Laëtitia Milot ou Lorie, il n'existe aucun remède. Aussi, les causes et les mécanismes de la maladie sont très mal connues. À l'occasion de la semaine européenne de prévention et d'information sur l'endométriose qui a lieu du 8 au 15 mars 2021, France Télévisions et l'association Info-Endométriose, co-fondée par Julie Gayet, lancent un appel aux dons dans le but de soutenir la recherche et la prévention mais aussi pour faire progresser la connaissance de cette maladie qui fait souffrir de nombreuses femmes.

Site de l'association Info-Endométriose : https://www.info-endometriose.fr/

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