Habitat participatif : en quoi cela consiste ?

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Dans le concept de l'habitat participatif, la vie en commun prime sur tout le reste.
Dans le concept de l'habitat participatif, la vie en commun prime sur tout le reste.
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© Adobe Stock, rimmdream

Vous avez toujours rêvé de devenir propriétaire, mais l'idée de vivre seul n'est pas une aventure qui vous tente ? L'habitat participatif est peut-être fait pour vous. Ce projet immobilier qui se crée et se vit en commun est de plus en plus populaire, et est même considéré comme une "démarche citoyenne" par la loi. Explications.

Le concept de l'habitat participatif ne date pas d'hier, au contraire : cela fait plusieurs centaines d'années qu'il existe. Le principe ? Se lier à des proches - familles, amies, personnes partageant les mêmes envies ou les mêmes centres d'intérêt - pour réfléchir à un projet immobilier en commun : plus que des voisins, ils seront une véritable communauté. Ensemble, ces personnes vont chercher un terrain ou un logement, et concevoir un espace de vie qui correspond à leurs besoins, mais surtout à un principe de vie : la vie en communauté.

L'habitat participatif, une colocation géante ?

Sur le papier, le concept ressemble fortement à celui de la colocation, où chacun a sa chambre et partage des espaces communs tels que le salon, la cuisine ou encore la salle de bain. Et bien sûr, il y a un peu de cela, mélangé à de la copropriété. Dans un logement participatif, tous les habitants sont généralement propriétaires et participent donc ensemble aux grandes décisions liées à l'entretien du ou des bâtiments. Le tout sans organisme extérieur tels qu'un syndicat de co-propriété.

Car c'est là la principale différence entre la colocation et l'habitat participatif : dans ce cas de figure, les habitants ne vivent pas forcément ensemble. L'espace commun peut tout à fait être un grand jardin accessible à tous, ou des salles de jeu, par exemple. Immeuble ou maisons individuelles : les logements participatifs peuvent prendre la forme de votre choix. Pour se lancer dans un tel projet, les éventuels participants ont deux options : monter une coopérative d'habitants ou une société d'attribution et d'autopromotion. Ce sont ces entités qui seront propriétaires du terrain et des logements de leur communauté.

Un concept basé sur des principes de vie écologiques

En règle générale, les communautés qui optent pour le principe de l'habitat participatif possèdent des liens très forts. Cela peut être des liens familiaux, des frères, soeurs, cousins et cousines résolus à tous vivre à proximité les uns des autres. Mais généralement, il s'agit plutôt d'un lien lié à l'écologie, car ces groupes de personnes rêvent bien souvent de consommer autrement, selon des principes de développement durable et dans une optique de réduire leur empreinte écologique commune.

Sans aller jusqu'à tomber dans un système qui vit en autarcie, coupé du monde, ces communautés vivant en habitat participatif aiment généralement être auto-suffisantes, notamment grâce à la production de fruits et de légumes dans des potagers, parfois grâce à l'élevage, et surtout : grâce à un grand sens de la solidarité. Pour que le système fonctionne, chacun doit mettre la main à la pâte et aider au bon fonctionnement de la communauté. Depuis 2014, la loi Alur reconnaît d'ailleurs ce type d'habitat comme une "démarche citoyenne".

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