Comment accompagner un proche atteint d'Alzheimer ?

Chargement en cours
Être l'aidant principal d'une personne atteinte d'Alzheimer peut mener à un épuisement physique ou psychologique.
Être l'aidant principal d'une personne atteinte d'Alzheimer peut mener à un épuisement physique ou psychologique.
1/2
© Adobe Stock, Photographee.eu

Le 21 septembre est le jour qui a été choisi en 1994 pour sensibiliser le public à la maladie d'Alzheimer, dont souffrent 900 000 personnes en France. Si l'on prend en compte leurs proches, ce sont 3 millions d'individus qui sont concernés par cette maladie à laquelle il est parfois difficile de faire face.

La maladie d'Alzheimer est de celles qui bouleversent totalement le quotidien du malade mais aussi celui de ses proches. C'est pourquoi le diagnostic d'un parent ou d'un conjoint peut être dur à accepter, mais sachez que vous n'êtes pas seule et qu'il existe des solutions pour ne pas vous sentir dépassée et vous permettre d'accompagner du mieux possible le malade.

Première étape : s'informer

Si tout le monde a déjà entendu parler de la maladie d'Alzheimer, peu de gens connaissent vraiment tous ses tenants et aboutissements, or c'est impératif quand on y est confronté directement. Il faut donc se renseigner, que ce soit auprès de votre médecin traitant, d'un neurologue ou d'associations de malades, comme par exemple France Alzheimer et maladies apparentées, présente dans toute la France grâce à 96 associations départementales. Vous apprendrez alors à comprendre la maladie et son évolution (de la perte de mémoire à celle du langage, de la reconnaissance et des fonctions exécutives) et à adapter l'environnement aux besoins du malade. Il est aussi important de connaître les difficultés que vous allez probablement rencontrer : plus la maladie avancera, plus la communication sera compliquée (l'agressivité ou au contraire le repli sur soi sont des symptômes courants) et plus le risque d'épuisement physique mais aussi psychologique sera grand pour l'accompagnant.

Ne pas s'isoler socialement

Voilà pourquoi, mieux vaut ne pas prendre seule la charge d'un malade. Ainsi, même si vos enfants ont quitté le nid familial depuis longtemps et que vous vivez seule avec votre mari atteint d'Alzheimer, ne vous coupez pas des autres. "La famille, les proches doivent être tenus au courant. Ne pas leur cacher est indispensable pour qu'ils offrent leur aide, leur soutien. Le non-dit est source de complications et menace d'exclusion le patient, son conjoint, ses enfants", assure notamment le docteur Olivier de Ladoucette dans un entretien au Figaro. Et de préciser également que "maintenir un cadre affectif est important".

Se faire aider

Plusieurs solutions s'offrent alors à vous pour éviter le surmenage, à chaque stade de l'évolution de la maladie, comme les séances de réhabilitation et d'accompagnement à domicile menées notamment par les Équipes Spécialisées Alzheimer (ESA) qui officient au sein des Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD). Si une prescription médicale est nécessaire pour en bénéficier, leur coût est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale. Pour les malades à un stade léger, pensez aux hôpitaux de jour qui proposent des activités de rééducation et qui sont eux aussi pris en charge par la Sécurité sociale. Pour les malades à un stade plus sévère, l'hospitalisation à domicile (HAD) est une option. Elle aussi prise en charge.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.