Agression homophobe : comment réagir ?

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Drapeau LGBT lors d'une manifestation organisée par l'Union des étudiants où des milliers d'élèves du secondaire ont manifesté à Barcelone contre les violences sexistes et l'éducation de Franco en préambule du 8 mars, Journée internationale de la femme.
Drapeau LGBT lors d'une manifestation organisée par l'Union des étudiants où des milliers d'élèves du secondaire ont manifesté à Barcelone contre les violences sexistes et l'éducation de Franco en préambule du 8 mars, Journée ...
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© Sipa, Paco Freire / SOPA Images/Sipa U

Dimanche 17 mai 2020 aura lieu la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Face à la recrudescence d'agressions LGBTphobes, les associations ne cessent de tirer la sonnette d'alarme. Il est temps d'agir ! Mais que faire lorsque l'on est témoin ou victime d'une scène de violence liée à l'orientation sexuelle ou au changement de sexe ?

L'origine de cette journée

Le site homophobie.org raconte l'origine de cette Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie : "La journée est originaire du Québec. La Fondation Émergence crée en 2003 la première journée nationale contre l'homophobie. Depuis la Fondation Émergence organise une campagne de sensibilisation chaque année. D'autres organismes ont repris cette journée et elle est maintenant célébrée dans de nombreux pays." Mais pourquoi le 17 mai ? Bien simplement parce que "le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. L'homosexualité est retirée de la liste des maladies mentales de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 17 mai 1990", précise le site.

Les agressions homophobes en France

Le 14 mai 2019, le quotidien Les Echos publie un article titré "L'homophobie a atteint un niveau inégalé en France" et rapporte : "Pour la troisième année consécutive, les agressions physiques envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans) ont progressé en 2018 pour atteindre un niveau inégalé. Le signe d'une homophobie 'de plus en plus violente', selon le rapport présenté par SOS Homophobie." Dans ce rapport, Véronique Godet et Joël Deumier, les coprésidents de SOS Homophobie, précisent : "Avec 231 agressions physiques recensées en hausse de 66 % par rapport à 2017, '2018 a été une année noire pour les personnes LGBT'". Le dernier record avait eu lieu en 2013, lors du vote de la loi pour le mariage pour tous, qui avait recensé cette année-là, 188 agressions physiques. L'homophobie se présente sous différents agressions, allant parfois jusqu'au meurtre, comme celui de "Vanesa Campos, une travailleuse du sexe transgenre tuée par balle dans le Bois de Boulogne, en août 2019", note Les Echos.

Comment agir ?

Si vous êtes victime d'une ou plusieurs agressions physiques ou verbales, en raison de votre orientation sexuelle ou de votre changement de sexe, ne restez pas une victime, défendez-vous, des associations sont là pour vous venir en aide, et vous accompagner dans vos démarches. Aussi, l'association LGBT Militante & Friendly, propose gratuitement sur son site internet une brochure gratuite "Comment se défendre en cas d'agression homophobe". L'association explique : "Il existe des institutions, des organismes et des associations dont le but est de vous venir en aide. Ils sont à votre écoute et peuvent vous fournir une aide psychologique et concrète. Ils peuvent vous indiquer des procédures vous permettant de défendre vos droits et d'obtenir une juste réparation de votre préjudice." Prenez des photos de vos blessures, rendez-vous aux urgences, portez plainte, trouvez des témoins, c'est très important.

Si vous êtes témoin d'une scène de violence LGBTphobes, SOS-Homophobie met à la disposition de tous une ligne d'écoute anonyme : 01.48.06.42.41, disponible du lundi au vendredi de 18 h à 22 h, le samedi de 14 h à 16 h, et le dimanche de 8 h à 20 h (hors jours féries). Aussi vous pouvez vous rendre sur sos-homophobie.org/temoigner ou sur le chat disponible sur le site. Témoin, dans la rue, contactez immédiatement la police !

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