Sept à huit : le témoignage d'une mère dont l'enfant est "enfermé dans un corps de garçon"

par closer

Sept à huit : le témoignage d'une mère dont l'enfant est "enfermé dans un corps de garçon".

À 8 ans, Baptiste souhaite qu'on l'appelle Lilie.

Et pour cause, il est convaincu d'être une fille enfermée dans un corps de garçon. .

Alors qu'elle l'accompagne dans ce changement d'identité, sa mère s'est confiée à Audrey Crespo-Mara dans l'émission de TF1, Sept à huit : .

On a toujours remarqué que notre enfant était différent. Différent des autres enfants qu'on avait déjà, donc Mélina sa grande sœur, et son frère jumeau Adam. C'était un enfant qui était très inquiet de son image. C'était troublant chez un si petit enfant, parce qu'on se dit : 'C'est un enfant coquet.' Mais l'image du miroir ne semblait pas lui convenir, Auteur.

Il y a un an, tout a basculé : .

Comme si sa joie de vivre s'éteignait un petit peu (...) C'est un enfant qui est devenu difficile à réconforter. (...) Des mots très durs, qu'il a dit l'air de rien en montant l'escalier : 'Ma vie est nulle, ma vie est tellement nulle que je préférerais mourir.’.

Bouleversée, Chrystelle a continué : .

C'est horrible d'entendre son enfant penser à ce genre de chose. Et puis au moment où je pensais l'avoir réconforté, apaisé un petit peu et que je lui faisais un dernier bisou avant de dormir... 'Bon bah bonne nuit maman, parce que peut-être que demain matin, je serais plus là, je me serais peut-être étranglé avec la ceinture de mon peignoir.'.

Alors, sa mère, Chrystelle, a décidé de tout faire pour que sa fille se sente bien dans sa peau : .

J'ai dit, pour que ta vie serve à quelque chose, si jamais j'avais une baguette magique, qu'est-ce que tu voudrais que je change en premier dans ta vie ? Et là, mais c'est sorti comme une fusée... Pas d'hésitation...

Tout de suite, elle a dit : 'Mes cheveux, mon prénom et mon pénis !'.

La mère de Lilie continue : .

Et là, elle s'est rendue compte que c'était sorti et elle a vu ce soulagement... J'ai fondu en larmes et j'ai dit : 'Mais c'est tout ? C'est tout ce que tu veux qu'on change ? Mais on fait ça tout de suite chérie ! Tes cheveux, on va les laisser pousser. Ton prénom, on va y réfléchir.' Et elle m'a coupée, elle m'a dit : 'Non, non, je sais comment je m'appelle en fille !' Alors ok, comment tu t'appelles ? 'Lilie'.".

À partir de ce jour-là, l'enfant n'a plus voulu qu'on l'appelle par son autre prénom : Baptiste

Vos réactions doivent respecter nos CGU.