Stéphane Bern sur sa mère "castratrice" : "On peut aimer son bourreau aussi..."

Stéphane Bern sur sa mère "castratrice" : "On peut aimer son bourreau aussi..."
Stéphane Bern visite le Château du Clos Lucé à l'occasion de l'anniversaire des 500 ans de la mort de Leonardo da Vinci à Amboise, le 2 mai 2019.

L'un des présentateurs préférés des Français, Stéphane Bern, a longtemps caché derrière son large sourire de sombres secrets d'enfance dont il en avait révélé une partie dans l'émission Le Divan de Marc-Olivier Fogiel en 2018.

Dans Secrets d'histoire, Stéphane Bern ne cesse de dresser des portraits de femmes fortes, d'influence et de pouvoir, qui ont marqué le monde. Dans son histoire toute personnelle, l'animateur a lui aussi connu une figure féminine de poigne : sa mère. Morte en 1992, Mélita n'a pas vraiment témoigné son affection auprès de son célèbre fils. Le duo a entretenu une relation compliquée, à base de coups de martinet. "J'ai été battu (...) La tendresse, quand vous ne savez pas ce que c'est, cela ne peut pas vous manquer. Je me souviens, j'allais me jeter dans les bras de ma mère, elle me disait : 'Oh, écoute, Stéphane, pas d'épanchement !' Et vous faites tout pour mériter l'amour de votre mère. Elle vous dit : 'Tu auras un câlin si tu fais tes devoirs, ceci, cela'. Vous essayez de bien faire, sauf que vous, ça réussit moins que votre frère, donc, forcément, vous n'avez pas de câlins...", a révélé l'érudit qui tente de trouver des explications au comportement de sa génitrice.

"J'étais trop inféodé à elle, je voulais tellement qu'elle me regarde"

Stéphane Bern, qui a avoué lui "trouver toujours des excuses", a poursuivi au sujet de son homosexualité : "C'était impossible d'en parler à ma mère. Elle me disait - je pense qu'elle ne le pensait pas, enfin, j'espère - qu'elle préférait me voir mort plutôt qu'homo... Ça vous vaccine. C'est une mère tellement castratrice que ça vous la coupe, quoi ! Je ne vois pas d'autres explications. Une mère tellement puissante, tellement lumineuse, mais qui mangeait ses enfants. Mon frère s'en est sorti. Moi, j'étais trop inféodé à elle, je voulais tellement qu'elle me regarde, qu'elle me parle, qu'elle m'aime..."

Le quinquagénaire a ensuite conclu en nuancant le portrait dépeint précédemment en soulignant de nombreuses qualités de sa personne : "C'était une femme qui sortait de l'ordinaire. (...) Elle était l'intelligence faite femme, remarquablement cultivée, elle m'a éveillé à plein de choses, tout ce qui chatouillait l'esprit était valorisé. (...) C'était une femme que j'adorais. On peut aimer son bourreau aussi..."

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