Jean-Marc Sylvestre : opéré d'un cancer de la prostate, il se confie

Jean-Marc Sylvestre : opéré d'un cancer de la prostate, il se confie
Jean-Marc Sylvestre, lors du festival du film publicitaire de Meribel, en Savoie, le 18 décembre 2004.

Il a osé. Dans "Tout n'est pas foutu", le journaliste Jean-Marc Sylvestre se livre sur son cancer de la prostate, qu'il a caché plus de quinze ans.

"Voilà : je ne bande plus. Ma verge est morte, réduite à une vague présence sans vie, sans chaleur, un truc qui pendouille, une peau ridée par où passe l'urine, l'urine et rien d'autre. Je n'ai plus de sperme." Pour écrire ces mots dans son ouvrage "Tout n'est pas foutu !", Jean-Marc Sylvestre a dû faire preuve de courage. Après des années de silence, il était essentiel pour l'économiste de lever le voile sur le cancer de la prostate.

Il y a quinze ans, lorsque son cancer de la prostate est diagnostiqué, il est encore à un stade précoce. Le journaliste est face à dilemme : mourir ou jouir ? Si des hommes préfèrent attendre une mort lointaine et douloureuse, Jean-Marc Sylvestre a préféré prendre un traitement quitte à subir des dysfonctions érectiles, voire une incapacité totale à avoir une érection. "Un ami médecin m'a dit : 'Tu es jeune, il faut que tu te fasses opérer'", a-t-il expliqué au Parisien le 17 mai 2021.

Jean-Marc Sylvestre veut servir d'exemple

Celui qui a dirigé pendant vingt ans le service économique de TF1 et de LCI part alors à la recherche du meilleur chirurgien. Celui "capable de m'extraire le crabe sans abîmer mon fusil de chasse", peut-on lire dans son ouvrage. Aujourd'hui, totalement guéri, l'homme de 74 ans a réussi à retrouver sa libido. "Cela a été compliqué, mais ça s'est arrangé avec le temps, et avec l'âge mes exigences ont peut-être aussi diminué", s'est-il confié au Parisien. "Tout n'est pas foutu", a été pour Jean-Marc Sylvestre un moyen de libérer la parole face à un sujet tabou : "L'impossibilité d'en parler s'est traduite par ce livre, c'était la seule solution, pour me libérer et retrouver confiance en moi." Désormais, il souhaite servir d'exemple et demande au gouvernement de rendre obligatoire le dépistage du cancer de la prostate dès l'âge de 50 ans.

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