Bernard de La Villardière : ce jour où il a été mis sous protection rapprochée

Bernard de La Villardière : ce jour où il a été mis sous protection rapprochée
Bernard de La Villardière à l'opération Charity Day chez Aurel BCG partners à Paris, le 11 septembre 2019.

Dans de nombreux coins du globe, les journalistes sont harcelés, attaqués, détenus et même tués. Si l'exercice de ces fonctions paraît plus simple dans le pays des Lumières et des droits de l'Homme, la réalité est plus compliquée. Il y a la théorie et la pratique comme l'a attesté Bernard de La Villardière dans le podcast "Parents d'abord", vendredi 23 avril 2021.

Au cours de l'entretien, le journaliste d'investigation a été amené à se rappeler d'une période agitée de sa carrière. Retour en 2016 lorsque l'homme s'est retrouvé menacé par Larossi Abballa, le terroriste qui a assassiné le couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines. Suite aux meurtres, le criminel avait posté une vidéo des corps de ses victimes et annoncé vouloir s'en prendre à plusieurs personnalités médiatiques. Interpellé et inquiété, l'État a alors enjoint à Bernard de La Villardière d'accepter une présence policière quotidienne : "J'ai commencé par refuser cette protection. Mais le ministre lui-même a insisté pour que je sois placé sous protection, il avait quelques raisons valables de penser que j'étais menacé." Avant de finalement céder par précaution pour lui-même mais aussi sa femme et leurs quatre enfants.

"Je pense bien réintroduire ma demande pour être partie civile"

"C'était pesant pour la vie personnelle et l'intimité familiale. En même temps, je garde de bons souvenirs car j'ai rencontré pas mal de policiers. J'étais sous protection temporaire donc je n'avais pas toujours les mêmes policiers avec moi pour me surveiller et me garder. C'était intéressant d'échanger avec eux. Ces rencontres étaient enrichissantes", a poursuivi positivement Bernard de la Villardière.

Le présentateur d'Enquête Exclusive n'est toutefois pas prêt à lâcher le morceau et tient à ce que justice soit faite : "J'ai voulu aussi me porter partie civile car il va y avoir un procès. Il y a eu une instruction même si Larossi Abballa est mort. Or le juge d'instruction a rejeté ma demande de partie civile en disant que la menace était éteinte dans la mesure où Larossi Abballa est mort. En fait, on s'est aperçus quelque temps après qu'il avait des complices, qui ont été arrêtés et qui vont bientôt être traduits devant la justice. Je pense bien à ce moment-là réintroduire ma demande pour être partie civile parce que je ne veux pas laisser passer cela..."

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