Zabou Breitman : enfant, elle dormait dans une tour où il faisait 6°C l'hiver

Zabou Breitman : enfant, elle dormait dans une tour où il faisait 6°C l'hiver
Zabou Breitman à Roland-Garros à Paris, le 9 juin 2019.

Fabien Gallet

En marge de la sortie de son film, "Les Hirondelles de Kaboul", en salle depuis le 4 septembre 2019, la comédienne s'est longuement confiée au magazine Télérama, revenant sur son parcours mais aussi et surtout sur son enfance.

Pour ses premiers pas en tant que réalisatrice, Zabou Breitman s'est offert un film d'animation sur lequel elle a travaillé avec Éléa Gobbé-Mévellec. À cette occasion, elle a accepté d'évoquer son enfance avec Télérama, le 6 septembre dernier. Une enfance "très heureuse" selon elle. "J'étais un peu un enfant roi, je me sentais protégée. J'avais de l'esprit, et comme mon père aimait en jouer, on riait beaucoup", s'est-elle souvenue, précisant que ce dernier était pourtant "très policé (et) colérique", tandis que sa mère était "rebelle" et "féministe".

"Je m'ennuyais beaucoup"

Une enfance riche, mais qui n'a pas toujours été facile. "J'ai traîné le chagrin de mes parents comme un boulet", a-t-elle confié avant d'expliquer : "Finir dans la misère était ce qui pouvait arriver de pire à ma mère : elle était née dans une famille très populaire, nombreuse, catholique, s'était mariée avec un homme issu d'une famille bourgeoise, juive mais athée, et elle a fini pauvre. Elle m'a dit : 'Ça suffit, une vie ratée.' Elle était Gilet jaune avant l'heure." La petite famille quitte alors Paris pour vivre en province. "Je me suis retrouvée dans un prieuré du XIIIe siècle, dans le Loir-et-Cher. Je dormais dans la tour, où il faisait 6 degrés l'hiver", s'est remémorée Zabou Breitman.

"J'étais enfant unique, je m'ennuyais beaucoup. Donc je me suis mise à lire, énormément. Je dessinais, je faisais de la pâte à modeler des heures durant, des Lego : grâce à mon imagination et à mon éducation 'transgenre' (...), j'avais l'impression que je pouvais tout faire", a expliqué celle qui fêtera ses 60 ans le 30 octobre prochain avant de conclure : "Le destin de mes parents n'a pas altéré la certitude que j'avais de pouvoir me réaliser. Quand on me dit que quelque chose est impossible, ça me rend dingue. Je mets tout en oeuvre pour renverser la situation." Une philosophie qui lui a permis de réussir.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.