Yannick Noah : ses parents "se sont sacrifiés" pour lui

Yannick Noah : ses parents "se sont sacrifiés" pour lui
Yannick Noah au match de boxe de Tony Yoka au Palais des Sports de Paris, le 23 juin 2018.

Fabien Gallet

Le 6 septembre 2019, l'ancien champion de tennis a fait son retour dans les bacs avec un 12e album. À cette occasion, il a répondu aux questions du journal La Provence et en a profité pour rendre hommage à ses parents qui ont toujours été derrière lui.

Si de son propre aveu "la raquette n'est jamais très loin", Yannick Noah se consacre une nouvelle fois à la musique. La preuve avec ce nouveau disque baptisé "Bonheur indigo", porté par le single Viens. Un bonheur qu'il doit en partie à la chance comme il le chante dans le titre Baraka. "Avoir la baraka, c'est avoir eu des parents qui m'ont laissé faire ce que je voulais, qui m'ont éduqué dans la tolérance. Ils m'ont donné une vision du monde qui était rigolote", a expliqué le chanteur de 59 ans à La Provence avant d'en dire plus sur ces derniers : "Maman, c'était la blanche parce qu'elle a vécu au Cameroun. Papa c'était le négro. Et puis, nous les enfants, on était les cafés au lait. Et ça nous faisait rigoler."

Une liberté de choisir

C'est à eux (aujourd'hui décédés) qu'il doit son parcours hors-norme, lui qui a aussi bien réussi dans le milieu du sport que dans celui de la musique. "Où serais-je aujourd'hui si je n'avais pas fait de tennis ? Je ne sais vraiment pas. Je n'en serais pas là, ça c'est sûr. Mais quand je vois la vie que j'ai, je n'aurais pas pu rêver plus beau", a-t-il assuré. Et de poursuivre : "Je suis content, je pense que mes parents étaient un peu fiers de moi. J'essaie de faire de mon mieux en ayant des métiers qui m'ont toujours plu. C'est ça aussi que mes parents m'ont permis, ils m'ont donné cette liberté de choisir."

Il faut dire que celui qui a remporté le tournoi de Roland-Garros en 1983 a très vite eu le soutien de ses parents. "Comme j'étais plutôt doué au tennis, ils m'ont laissé partir, j'avais 12 ans. Ils se sont sacrifiés parce qu'ils sentaient que j'avais cette passion. Je suis parti au bout du monde, on se voyait 15 jours par an", s'est-il souvenu. Raison pour laquelle Yannick Noah s'estime aujourd'hui privilégié. "Aujourd'hui, quand la chance me sourit, je la reconnais", a-t-il conclu.

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