Yann Moix, maltraité durant l'enfance ? Son père donne sa version des faits

Yann Moix, maltraité durant l'enfance ? Son père donne sa version des faits
Yann Moix lors de la 37e édition du Salon du livre au parc des expositions, à la porte de Versailles, à Paris, le 25 mars 2017.

Fabien Gallet

Avant la sortie du prochain livre autobiographique du chroniqueur, son père, José Moix, a tenu à livrer sa vérité dans une interview accordée à La République du Centre, le 17 août 2019.

Dans un nouveau livre baptisé "Orléans" à paraître le 21 août prochain, Yann Moix aborde son enfance difficile. Un passé qu'il a déjà évoqué dans ses ouvrages précédents et dans les pages du journal Libération l'an dernier, précisant alors que ses parents avaient "passé le plus clair de leur temps à (le) martyriser". Des accusations dont s'offusque son père, José, interrogé par La République du Centre : "Je tiens à dire que notre fils n'a jamais été battu."

"Je n'ai jamais frappé mon fils à coups de câbles électriques"

Pourtant, José Moix admet avoir été "strict". D'ailleurs, il ne "nie pas" avoir envoyé à son fils "une bonne paire de claques" notamment la fois où "il a tenté de défenestrer son frère du premier étage" ou le jour où il a mis la tête de ce dernier "dans les WC et a tiré la chasse d'eau". Des corrections selon lui bien loin de celles rapportées par l'ex-chroniqueur d'On n'est pas couché. "Je n'ai jamais frappé mon fils à coups de câbles électriques, ou avec quoi que ce soit", a assuré le père de famille de 75 ans ajoutant ne l'avoir jamais obligé "à brûler lui-même ses livres et dessins en le frappant".

Aussi, José Moix ne comprend pas comment Yann Moix peut "inventer de telles choses, aussi odieuses". "Je n'aurais été capable de faire manger ses excréments à mon fils. Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n'est pas possible !", a-t-il déploré avant de pointer du doigt : "Depuis peut-être cinq ans que Yann a commencé à livrer publiquement sa version de l'histoire familiale, seuls deux médias se sont donnés la peine de nous contacter, nous, ses parents." Et de conclure : "S'il y avait bien eu maltraitance, il y aurait forcément eu quelqu'un pour le remarquer, et alerter les services sociaux. (...) La sortie du livre ne me fait pas peur, ma femme et moi avons la conscience tranquille."

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