Vladimir Cosma : cette somme que lui rapporte encore le générique de La Boum

Vladimir Cosma : cette somme que lui rapporte encore le générique de La Boum
Le compositeur Vladimir Cosma en enregistrement avec l'orchestre symphonique de Londres aux Studios Abbey Road, le 17 juillet 2007.

La bande-son Reality de "La Boum" trotte dans la tête des spectateurs mais aussi dans celle de Vladimir Cosma, lorsqu'il reçoit sa belle paye à la fin du mois. Invité dans l'émission L'instant de Luxe sur Non Stop People, lundi 11 janvier 2021, le compositeur a évoqué la somme colossale qu'il perçoit toujours pour cette partition.

"La Gloire de mon père", "L'Aile ou la Cuisse", "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "Les Aventures de Rabbi Jacob", ... Vladimir Cosma a mis son talent au profit d'une profusion d'oeuvres cinématographiques populaires. L'homme de 80 ans continue de toucher certains cachets généreux pour sa participation à des longs-métrages. Celui qui aurait composé près de 500 musiques de films. Interviewé sur la chaîne Non Stop People, il a évoqué son apport musical très rentable à "La Boum". Le morceau qui anime le mythique slow de Sophie Morceau est toujours une poule aux oeufs d'or pour l'artiste : "Le titre qui m'a rapporté le plus d'argent c'est Reality. On a compté les disques vendus, on en était à 29 millions de disques vendus il y a cinq ans. C'est direct, c'est un truc phénoménal. Et ça continue. Il y a tellement de droits."

"Je touche environ 250 000 euros par an !"

Vladimir Cosma a poursuivi : "Je touche environ 250 000 euros par an ! Ça, ce sont les droits d'auteur qui viennent de la SACEM, sans compter les droits en plus. Maintenant, il y a une publicité avec Uber Eats. Il y a tout le temps quelque chose. Ce sont des droits que je ne compte pas, ce sont des sommes fixes qui arrivent. Mais il n'y a pas que ça. J'ai gagné beaucoup d'argent avec une pièce, 'David's Song'. C'est une des musiques qui m'apporte presque autant que Reality. C'est un énorme tube en Angleterre, en Allemagne, dans les pays comme ça."

Enfin, le chef d'orchestre s'est remémoré le début de sa carrière et son coup de foudre pour cet art sonore : "La musique de film n'est pas un genre à part. La musique, c'est de la musique. Quand vous apprenez la composition, vous ne l'appréhendez pas spécifiquement pour un ballet, par exemple. En venant en France dans les années 60, en essayant de travailler, à orchestrer, j'ai rencontré des grands musiciens français comme Claude Bolling ou Michel Legrand avec lesquels j'ai commencé à travailler. Eux travaillaient pour le cinéma entre autre. Et je suis devenu notamment l'assistant de Michel Legrand pendant 7 ans et c'est comme cela que je me suis plongé dans l'univers du cinéma."

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