Victime de grossophobie, Kev Adams se confie sur son enfance

Victime de grossophobie, Kev Adams se confie sur son enfance
Kev Adams à l'avant-première du film "Love Addict" au cinéma Gaumont Champs-Elysées Marignan à Paris, le 16 avril 2018.

Lors de l'émission Ça ne sortira pas d'ici ! animée par Michel Cymes sur France 2, l'humoriste et acteur de 27 ans est revenu sur un traumatisme douloureux de son enfance, celui des moqueries sur son poids.

Invité dans le numéro du 1er mai de Ça ne sortira pas d'ici !,Kev Adams a avoué avoir été victime de harcèlement scolaire dans son enfance. Cible de ses camarades à cause de son poids, l'acteur a confié à Michel Cymes combien les moqueries l'ont affecté. "Ce qui m'a le plus fait souffrir c'est les boutons et le poids. L'appareil dentaire je m'en foutais un peu, mais le poids...", a-t-il expliqué avant d'ajouter : "Je me rappellerai toute ma vie de ce jour où j'étais dans le vestiaire après le sport et qu'on m'a dit 'Hey alors le petit gros, il veut des sandwichs, il veut des gâteaux ?!' Ce jour-là, ça m'a fait mal. Je suis rentré à la maison vraiment pas bien et ça m'a atteint pendant plusieurs jours."

"Depuis ce jour, ce moment, je rentre le ventre"

Fêtant ses 10 ans de carrière avec un nouveau spectacle baptisé Sois dix ans, l'humoriste et acteur a avoué que ce douloureux épisode de sa vie l'avait profondément marqué, notamment quant à son rapport avec son corps. "Depuis ce jour, ce moment, je rentre le ventre. Depuis, je fais du sport, je suis mieux dans mon corps. Mais en ce moment même, quand je vous parle, je rentre le ventre. J'ai commencé à faire de l'asthme autour de 22, 23 ans car je respirais mal", a avoué l'ex d'Iris Mittenaere à Michel Cymes.

Une souffrance qui a donc eu une conséquence néfaste pour sa santé. "On ne se rend pas compte parfois à quel point les mots peuvent être puissants, à quel point un 'Hey sale gros' peut être beaucoup plus violent qu'une tarte dans la gueule", a-t-il insisté, soucieux de dénoncer un harcèlement scolaire encore bien trop présent à l'école.

Déjà en 2013, l'acolyte de Gad Elmaleh avait évoqué pour le Journal du Dimanche cette période de sa vie, qui l'avait conduit à se mettre en avant à travers l'humour : "Ça a été une période très dure, avec les nutritionnistes, les spécialistes de santé qui m'interdisaient des plats à la cantine. (...) Jeune ado, je ne pouvais m'affirmer par le physique. Les seuls atouts qui me restaient étaient la sympathie, l'humour et l'intelligence." Ce qui lui a finalement plutôt réussi !

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