Thierry Beccaro, enfant battu : "Le moindre prétexte, c'était la raclée"

Thierry Beccaro, enfant battu : "Le moindre prétexte, c'était la raclée"
Portrait de Thierry Beccaro réalisé à Paris, le 26 août 2018.

Sur le plateau de l'émission Ça ne sortira pas d'ici, mercredi 4 mars 2020, l'ex-animateur de Motus est revenu sur les violences subies durant son enfance, dressant un portrait nuancé de son père, non sans émotion.

En 2018, Thierry Beccaro se livrait sur son passé d'enfant battu dans une autobiographie intitulée "Je suis né à 17 ans". Un ouvrage qui aura le droit à une adaptation télévisée signée France Télévisions et sur lequel il est revenu avec Michel Cymes, ce mercredi 4 mars, sur France 2. "Je suis très touché car cette période que je suis en train de vivre depuis la sortie du livre, c'est de l'amour que j'ai peut-être pas eu avant", a d'abord confié l'ancien animateur de 63 ans.

"L'alcool le rendait fou"

Face au médecin préféré des Français, Thierry Beccaro a accepté d'évoquer celui qui, pendant son enfance, lui a fait vivre un véritable enfer. Un homme doté d'une personnalité à multiple facettes et rongé par l'alcoolisme : "Mon père est aussi un homme formidable... Mais son parcours, ses démons à lui, sa jalousie, son entourage le soir... Il rentrait à la maison et je savais pas quand, jamais. C'était pas tous les jours." Et de préciser : "Le moindre prétexte, c'était la raclée. C'était quelque chose d'inimaginable. Un enfant n'a pas la structure psychologique pour comprendre ce qui se passe quand on le fracasse. (...) Il montait me voir dans la chambre, me dire qu'il m'aimait alors je me disais 'ça va, c'est que j'ai rien fait de mal'."

Pourtant, Thierry Beccaro garde de bons souvenirs de ce père violent. "Les jours où il était bien, il m'a fait découvrir Sinatra, Dean Martin, Brassens... Il était drôle, il avait du charme. C'est ça qui rend dingue, c'est quand vous savez pas si vous allez avoir affaire à Docteur Jekyll ou Mister Hyde", a-t-il expliqué, rappelant tout de même au passage : "On ne touche pas à un enfant, c'est le pire des aveux de faiblesse."

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