Selon les Gilets jaunes, Stéphane Plaza les "prend pour des pigeons"

Selon les Gilets jaunes, Stéphane Plaza les "prend pour des pigeons"
Stéphane Plaza au village des Internationaux de Tennis de Roland-Garros à Paris, le 8 juin 2017.

Fabien Gallet

L'animateur ne semble pas être la personnalité préférée des Gilets jaunes à en croire une récente enquête publiée par le magazine Le Point.

Il y a quelques jours, Le Point est allé à la rencontre de certains contestataires, place de la République à Paris, et a évoqué avec eux le nom du plus célèbre agent immobilier du pays. Très vite, les critiques ont fusé. "Plaza nous prend pour des pigeons. Il pense que tout le monde peut se payer une double vasque, mais nous, on ne peut pas avoir de crédit pour se payer une salle de bains. Nous ne sommes pas du même monde", a assuré l'un des Gilets jaunes tandis qu'un autre s'est indigné : "J'ai regardé une fois (l'une des deux émissions, Maison à vendre et Recherche appartement, diffusée sur M6, ndlr) avec ma nièce et j'ai compris qu'il vendait un american way of life à la française. Mais c'est inaccessible pour nous."

"Je ne pense pas vendre du rêve"

Le Point résume la situation ainsi : "Le si populaire animateur de M6 vend des maisons, et du rêve, mais devenues inaccessibles à monsieur Tout-le-Monde." Selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, interrogé par l'hebdomadaire, c'est parce que la France a "adopté le modèle d'une société organisée autour d'une vaste classe moyenne... dont la déclinaison en termes de style de vie est la 'suburb' américaine". Aussi, Stéphane Plaza contribuerait "à augmenter les standards de la consommation et donc le sentiment pour toute une partie de la population de ne plus pouvoir accéder à un niveau de vie décent", selon Le Point.

Que pense donc l'agent immobilier de ces critiques ? "On ne m'a jamais reproché de montrer des biens inaccessibles. Je ne pense pas vendre du rêve. Le prix moyen des maisons que nous vendons est de 350 000 euros. Ça reste correct", a indiqué au Point celui qui accepte toutefois l'idée selon laquelle il est susceptible de participer "indirectement (au) sentiment de déclassement" de certains Français. "C'est un paradoxe parce que j'ai toujours été quelqu'un de populaire", a-t-il conclu.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.