Sarah Biasini, fille de Romy Schneider : "J'ai eu si peu de ma mère"

Sarah Biasini, fille de Romy Schneider : "J'ai eu si peu de ma mère"
Sarah Biasini participe au filage de la pièce "La Mégère Apprivoisée" à l'Artistic Theatre de Paris, le 11 Janvier 2020.

Sarah Biasini, fille de Romy Schneider, a perdu sa mère alors qu'elle était âgée de seulement quatre ans. Dans son livre "La beauté du ciel", elle témoigne et se confie sur sa tristesse de ne pas avoir pu passer davantage de temps auprès de sa maman.

Comédienne et auteure, Sarah Biasini a décidé de coucher sur le papier ses souvenirs de sa mère, la célèbre Romy Schneider disparue en 1982 alors que Sarah n'avait que quatre ans. Dans "La beauté du ciel", à paraître le 6 janvier 2021 aux éditions Stock, elle livre aussi un témoignage et une réflexion sur le fait de devenir mère lorsqu'on est la fille d'une star aussi iconique que l'était sa maman. Nos confrères du Journal du Dimanche ont pu s'entretenir avec l'actrice de 43 ans.

Dans un entretien publié le 29 décembre 2020 par le JDD, Sarah Biasini explique : "J'avais envie d'écrire sur ma mère depuis longtemps. J'avais envie de l'aimer publiquement. J'avais envie d'écrire depuis longtemps. Avec les événements déclencheurs, les raisons étaient toutes trouvées." Parmi ces éléments déclencheurs, un épisode traumatisant. En mai 2017, Sarah apprend avec horreur que la tombe de sa mère Romy Schneider a été profanée. Revenir dans le cimetière où repose sa maman est pour elle "l'occasion de faire enfin son deuil", expliquent nos confrères avant d'ajouter qu'un heureux évènement a suivi cet épisode traumatisant : "Trois semaines plus tard, elle qui essayait d'avoir un enfant et envisageait une fécondation in vitro apprenait qu'elle était enceinte..."

"Il y a toujours une urgence à dire aux gens qu'on les aime"

Devenir mère a son tour l'a poussée à se replonger dans ses souvenirs et à les coucher sur le papier, avant tout pour sa propre fille, "si jamais" le destin l'empêchait de la voir grandir. "Il y a toujours une urgence à dire aux gens qu'on les aime. Encore plus dans ma famille, où l'on connaît les risques de la mort brutale", martèle-t-elle. Pour celle qui confie qu'elle a eu "si peu de ma mère" avec tristesse et regret, la blessure causée par cette absence n'est pas encore totalement cicatrisée, et le simple fait d'entendre d'autres citer le nom de sa mère lui est encore douloureux. "Je n'en veux pas aux gens qui me parlent d'elle, même si j'ai un peu de mal à partager leur peine. Mais chaque fois que j'entends son nom, j'entends sa mort", explique-t-elle.

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