Sarah Abitbol : comment Bruno Solo l'a encouragée à briser le silence

Sarah Abitbol : comment Bruno Solo l'a encouragée à briser le silence
Sarah Abitbol durant la convention nationale pour la prévention de la violence sexuelle dans le sport à Paris, le 21 février 2020.

Dans une interview accordée au Parisien, mercredi 26 février 2020, Bruno Solo est revenu sur les accusations de viol faites par son amie, Sarah Abitbol à l'encontre de son entraîneur.

Mercredi 29 janvier 2020, L'Obs avait dévoilé en exclusivité certains extraits de "Un long silence", un livre écrit par Sarah Abitbol dans lequel, la championne de patinage artistique accuse son ancien entraîneur, Gilles Beyer, de l'avoir violée de ses 15 à ses 17 ans. Paru depuis le 30 janvier dernier, son ouvrage a fait l'effet d'une bombe médiatique. Et dès le lendemain de la parution, une déclaration écrite par celui qu'elle dénonce a été communiquée dans la presse. Une lettre dans laquelle il a reconnu publiquement avoir eu des "relations intimes", jugées "inappropriées" avec elle.

Bruno Solo l'a encouragée

Une prise de parole courageuse - saluée par de nombreux pairs du milieu du patinage - qui, à en croire les dires de Bruno Solo au Parisien, mercredi 26 février, aurait pu survenir plus tôt. Au courant de cette histoire il aurait, à de nombreuses reprises, encouragé Sarah Abitbol à prendre la parole. "C'était il y a 15 ans, dans des tournois de poker à Paris. Un jour, pendant une pause, elle vient me voir et me parle de mon engagement auprès de l'association la Voix de l'enfant. Je luis demande si elle a envie de s'investir. Elle me dit oui. Mais très vite je devine qu'elle ne vient pas me voir juste pour être marraine", a-t-il d'abord expliqué.

"Je l'encourage à en parler. À aller voir ses proches et à dénoncer ce dont elle a été victime. Elle me dit qu'elle n'y arrive pas. (...) QU'elle ne trouve pas forcément les bons mots pour le faire", a-t-il ajouté ensuite. Ce n'est qu'après plusieurs années, que l'acteur réussi enfin à chambouler l'opinion de la patineuse : "Elle me rappelle pour me dire qu'elle passe en France. Je lui demande : 'Tu en es où toi ?' Je pensais qu'elle avait réglé cette affaire. Elle me répond qu'elle n'en a toujours pas parlé. Je l'engueule, la secoue un peu. Je lui lance : 'Sarah, tu dois le faire pour toi, et aussi pour les autres victimes." Et de conclure : "Et ces trois-quatre dernières années, je l'ai vue mettre en place sa stratégie pour franchir le pas jusqu'à ce livre."

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