Samuel Le Bihan, père célibataire, se livre sur l'autisme d'un de ses enfants

Samuel Le Bihan, père célibataire, se livre sur l'autisme d'un de ses enfants
Samuel Le Bihan à l'avant-première du film "Sauver ou Périr" au cinéma UGC Normandie à Paris, le 21 novembre 2018.

Dans un entretien accordé à Gala, jeudi 22 octobre 2020, Samuel Le Bihan se livre sur sa parentalité. L'acteur est papa de trois enfants de mères différentes. Il reconnaît le dur "boulot de père" qu'implique aussi l'autisme de sa fille.

L'acteur qui incarne le flic de la campagne Alex Hugo depuis 2014 a dévoilé l'autisme de sa fille à la sortie de son roman "Un bonheur que je ne souhaite à personne" en 2018. Le comédien, qui fêtera son 55e anniversaire le 2 novembre, y expliquait que "(sa) fille est autiste, (il) n'était pas capable d'en parler, de témoigner de sa vie personnelle parce qu'il trouve qu'il est plutôt chanceux hélas dans (son) parcours". Auprès de Gala, Samuel Le Bihan revient sur le quotidien avec sa fille Angia, huit ans, née de sa relation avec Daniela Beye et dont il a la garde.

"Je célèbre chacune de ses victoires et lui dis tout le temps (...) qu'elle est merveilleuse"

Samuel Le Bihan est un papa célibataire, combatif et comblé. Le comédien qu'on retrouvera dans la mini-série "Ils étaient dix" est également papa de Jules (24 ans), d'Emma-Rose (2 ans) et donc d'Angia. De par la maladie de sa fille, il s'est lancé dans un combat sans relâche sur la sensibilisation aux troubles du spectre de l'autisme (TSA) en étant un des piliers et cofondateurs de l'association Autisme Info Service créée en 2018. Il s'agit d'une plateforme d'écoute et de soutien pour l'appréciation de l'autisme en société. En plus d'un livre, il a consacré cette année un téléfilm où il campe le rôle de sa vie dans "T'en fais pas, je suis là" de Pierre Isoard.

S'il se dit privilégié, il reconnaît, ému, que "(sa) fille lui a appris à aimer, à devenir meilleur, à se recentrer sur l'essentiel". Grâce à Angia, il est également "plus déterminé, plus organisé, à prendre sa place, à être moins complexé, à aller directement au but"aussi parce qu'il "n'a pas le choix, il vit pour quelqu'un d'autre". Et cela se ressent de son quotidien dans lequel il ne fait que "travailler et répondre à toute une organisation : les rendez-vous avec l'orthophoniste, le pédopsychiatre, le neuropsychiatre, l'ergothérapeute", tout en rigolant et comparant son clan à "une véritable équipe de Formule 1".Le papa "célèbre chacune de ses victoires" comme celle d'Angia d'avoir intégré une classe de CM1 au programme scolaire normal. Même si c'est "son boulot de père", il dit tout le temps à sa fille "(qu'il) l'aime, qu'elle est merveilleuse, et qu'il l'encourage".

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