Roselyne Bachelot évoque sa jeunesse : "Une religieuse était amoureuse de moi"

Roselyne Bachelot évoque sa jeunesse : "Une religieuse était amoureuse de moi"
Roselyne Bachelot lors de la conférence de presse du Premier ministre concernant la mise en place de moyens de lutte contre l'épidémie de coronavirus, le 14 janvier 2021.

Connue pour son franc-parler, Roselyne Bachelot n'a jamais eu froid aux yeux. Après une carrière politique mise entre parenthèses, elle a d'ailleurs écumé les émissions télé et n'a pas eu peur de se confier sur sa vie privée. Aujourd'hui ministre de la Culture en pleine pandémie de coronavirus, elle a livré une interview à Madame Figaro et est revenue sur sa scolarité au sein de l'institution Sainte-Agnès d'Angers. L'occasion pour elle de raconter une anecdote pour le moins surprenante.

Ses années collège et lycée, Roselyne Bachelot les a passées dans un établissement scolaire catholique sous tutelle diocésaine. À l'époque, et même si elle n'a jamais vraiment été pratiquante, la jeune adolescente a pourtant réveillé, malgré elle, l'émoi d'une religieuse. "Lorsque j'étais scolarisée à Sainte-Agnès, à Angers, au début des années 1960, une religieuse était tombée amoureuse de moi. J'étais adolescente. Elle m'écrivait des petits mots d'amour qu'elle posait sur mon lit avec une fleur. Elle me surnommait 'Mon petit masque courageux'", a-t-elle expliqué à nos confrères de Madame Figaro, appuyant dans le même temps sur le surnom qu'on lui attribuait à ce moment.

"J'étais un drôle de chef de gang à cette époque !"

Pourtant, à l'image de l'esprit rebelle qu'elle est encore aujourd'hui à 74 ans, le jeune Roselyne ne rentrait pas du tout dans les clous. "C'est à cette même époque que j'ai été exclue de l'établissement scolaire pendant huit jours pour tempérament voltairien, mauvaise foi en d'autres termes ! Je doutais de tout, du dogme, des codes hiérarchiques. J'étais un drôle de chef de gang à cette époque ! Et je suis devenue athée...", a-t-elle ensuite raconté. Un tempérament donc déjà facétieux et contestataire qui l'aura suivi tout au long de sa carrière. "Ne céder sur rien ! (...) Dans ma carrière, mes ennemis me traitaient 'd'emmerdeuse' parce que je ne laissais rien passer !", a finalement conclu celle que Jean Castex surnomme "ma lionne".

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