Roschdy Zem évoque son "rapport très spécial" à son corps : "Je m'automutilais"

Roschdy Zem évoque son "rapport très spécial" à son corps : "Je m'automutilais"
Roschdy Zem à l'avant-première du film "Persona non grata" au cinéma UGC Bercy à Paris, le 9 juillet 2019.

Dans un long entretien aux Inrocks paru le 8 mars 2021, Roschdy Zem s'est confié sur son parcours, tant privé que professionnel. Alors qu'il tourne actuellement son sixième long-métrage ("Sans filtres") qu'il qualifie de "très personnel", il a fait quelques confessions sur ses souffrances de jeunesse.

Président de l'édition 2021 des César, un an après avoir remporté le trophée du meilleur acteur pour son rôle dans "Roubaix, une lumière", Roschdy Zem est devenu un incontournable du cinéma français. Après "Omar m'a tuer" ou encore "Chocolat", son prochain film en tant que réalisateur sera basé sur "un évènement personnel et familial". "Un de mes frères a eu un accident cérébral qui a complètement modifié sa personnalité", a-t-il confié avant de noter : "Mais, dans mes films précédents, (...) j'ai quand même projeté des choses personnelles."

La volonté de "martyriser" son corps

La preuve avec "Bodybuilder", tourné en 2014. "J'ai réalisé pendant le film que j'avais aussi un rapport très spécial à mon corps, la volonté de le martyriser, a indiqué Roschdy Zem aux Inrocks. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais j'ai eu une période à l'adolescence où je m'automutilais. En fait, je retrouve des pans de ma vie dans les films sans l'avoir prémédité."

Finalement, c'est avec beaucoup de pudeur que l'acteur et réalisateur insuffle un peu de sa vie personnelle dans ses longs-métrages. "Comme je n'ai pas une nature victimaire, que je suis pudique, je raconte les souffrances que j'ai pu subir en les transposant dans des formes métaphoriques", a-t-il conclu.

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