Roman Polanski : "C'est facile d'accuser quand tout est prescrit"

Roman Polanski : "C'est facile d'accuser quand tout est prescrit"
Roman Polanski lors de la 16e cérémonie des Lumières à Paris, le 14 janvier 2011.

À nouveau mis en cause dans une affaire de viol, le réalisateur a pris la parole pour la première fois dans les colonnes de Paris Match, en kiosque le 12 décembre 2019, afin de se défendre face à cette "histoire" qu'il estime "aberrante".

"Je n'ai évidemment aucun souvenir de ce qu'elle raconte, puisque c'est faux. Je le nie absolument", lance Roman Polanski dans cette longue interview. Début novembre, le mari d'Emmanuelle Seigner a été accusé de viol par la photographe Valentine Monnier. Des faits qui remonteraient à l'année 1975, quand cette dernière avait 18 ans, et qui s'ajoutent à une longue liste de précédentes accusations.

"C'est délirant !"

"Son visage sur les photos publiées me dit quelque chose, pas plus, ajoute le réalisateur du film "J'accuse". Elle raconte qu'une amie l'avait invitée à passer quelques jours chez moi, mais elle ne se souvient plus qui c'était ! C'est facile d'accuser quand tout est prescrit depuis des dizaines d'années, et lorsqu'on est certain qu'il ne peut y avoir de procédure judiciaire pour me disculper." Et de répondre également aux accusations de violences de Valentine Monnier : "C'est délirant ! Je ne frappe pas les femmes ! Sans doute les accusations de viol ne font plus assez sensation, il fallait en ajouter une couche."

Le réalisateur déplore par ailleurs que sa famille "paie le prix" de ce qu'il considère comme une "faute" : l'affaire Samantha Geimer, qui l'a accusé en 1977 de l'avoir droguée et violée lorsqu'elle avait 13 ans. "Pour mes enfants, pour Emmanuelle, c'est épouvantable, indique-t-il. (...) Ils souffrent énormément. Ils reçoivent des insultes, des menaces sur les réseaux sociaux."

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